Texte de Sayadaw U Pandita.
« Il y a environ deux mille cinq cent ans, le Bouddha décrivit pour la première fois les composantes essentielles de cette calèche du Dhamma et l’annonça au monde dans le Sutta de la Mise en Mouvement de la Roue de la Loi ; il fit ce sermon immédiatement après son illumination. Avant l’arrivé du Bouddha, le monde vivait dans l’obscurité la plus totale, dans l’ignorance du Noble Octuple Sentier. Les reclus et les renonçants, les sages et les philosophes, tous avaient leurs propres opinions et théories ; ils spéculaient et conjecturaient à propos de la vérité.
Certains croyaient, comme c’est encore le cas actuellement, que nibbâna était un bonheur sensuel ; ils s’immergeaient donc dans les plaisirs. D’autres regardaient avec dédain ce genre d’attitude et réagissaient par la mortification. Ils considéraient que priver le corps de bien-être et de plaisir était très noble. Les gens vivaient presque tous dans l’illusion. N’ayant pas accès à la vérité, ils agissaient de façon arbitraire sur base de croyances tout aussi arbitraires. Chacun avait ses propres vues et ses propres opinions, il y avait tout un assortiment de comportements différents.
Le Bouddha, quand à lui, n’acceptait ni la complaisance dans les plaisirs sensuels ni l’ascétisme. Il se situait entre ces deux extrêmes, ne penchant ni dans un sens ni dans l’autre. Avec le Noble Octuple Sentier, c’est la véritable foi qu’il offrait aux êtres, celle qui s’enracine dans la vérité de l’existence. La foi pouvait dorénavant se développer sur base de ce qui existe vraiment et non plus sur base d’une idée. Comme la foi a une grande influence sur la conscience, elle figure parmi les facultés de contrôle. Si elle est présente, l’effort est fourni. C’est la foi qui amène la motivation pour la pratique ; elle est donc la base pour tous les autres dhammas –concentration et sagesse notamment. Lorsque le Bouddha exposa pour la première fois le Noble Octuple Sentier, il mit en mouvement les facultés de contrôle. Ces dhammas se mirent à grandir dans le cœur des êtres, qui purent ainsi accéder à la liberté et au bonheur véritables.
Puisse votre foi dans la pratique être sincère et profonde. Puisse-t-elle devenir le fondement à partir duquel vous atteindrez la libération ultime. »
(Dans cette vie même – Sayadaw U Pandita)
Mon ami Birman Myint Kyaw m'écrit sur la situation au Myanmar deux mois et demi après le cyclone Narguis.
Il vit à Yangon et participe couramment à des actions d'aide envers les gens du delta.
Voici ce qu'il écrit :
"Yangon est redevenue à peu près normale. Selon moi il y a dans le delta trois sortes de gens. Il y a les pêcheurs, les paysans et les écoliers. Les pêcheurs recommencent à pêcher. Mais les paysans ne peuvent cultiver les sols, parce que leur ferme flotte sur des eaux salées. Ils n'ont jamais eu cette expérience, ils doivent essayer ce qu'il est possible de faire petit à petit. Pour les écoliers, leurs écoles ne sont pas encore prêtes. L'année scolaire va de juin à Mars. Maintenant les gens essayent de réouvrir les écoles pour Juillet cette année. Il y a plein de volontaires dans la population. J'essaye de retourner encore dans le delta, pour aider en faisant de la distribution."





Photos envoyées par Myint Kyaw.
(voir l'album pour plus de photos)
Une nouvelle génération de maitres.
Rendons hommage aux bhikkhu occidentaux, qui rendent accessible le Dhamma sous une forme plus familière et facilement compréhensible.
Peu sont les bhikkhu Français. Parmi eux, le vénérable Sasana et le vénérable Dhamma Sami. Ce dernier a rendu accessible aux plus grand nombre toute l’essence du Dhamma grâce au site dhammadana.org.
Il est actuellement, retourné vivre en Birmanie.
Combien il est bénéfique que des bhikkhu occidentaux soient devenus au terme d’une longue expérience monastique, des maitres de méditation, c'est-à-dire des personnes capables d’enseigner le Dhamma de Bouddha par l’atteinte des plus hautes réalisations des ariya savaka.
Ainsi, parmi ceux que j’ai pu connaitre, appartenant à la tradition des moines de la forêt : Ajahn Tiradhammo qui est Canadien, Robin Moore (ex-Ajahn Suriyo) qui est Américain, ainsi que sister Ariya Nani qui est Suisse de la tradition Birmane.
Ces maitres, avec des mots adaptés aux occidentaux, savent rendre les concepts du Dhamma sous un nouveau jour avec clarté. Ils s’en réfèrent souvent à Ajahn Sumedho (d'origine Américaine) qui, lorsqu'il parle par exemple des trois formes de la « soif » Tanha, évoquant le désir de renaissance et celui de l’annihilation, le fait sous un aspect on ne peut plus emprun du quotidien, et réellement lumineux :
«La renaissance est quelque chose que l’on peut voir directement, pas une théorie en laquelle il faut croire. Il y a renaissance à chaque moment, dans tout ce que l’on fait. Comme il n’y a pas de soi, il n’y a rien qui renaisse en tant qu’essence personnelle ou âme passant de vie en vie. Cependant, le désir est une façon de renaître, c’est chercher continuellement quelque chose en quoi s’absorber ou quelque chose à devenir. »
« Vous pouvez observer ce processus de renaissance dans votre propre esprit. Qu’est-ce qui va du réfrigérateur à la télévision ? Est-ce une personne ? Est-ce là ce qu’est votre âme, cette essence qui va se perpétuer à travers l’éternité ? Ou bien est-ce le désir ? N’est-ce pas simplement une errance sans but, une recherche habituelle de quelque chose à faire, quelque chose en quoi s’absorber ? »
« Pour la plupart des gens, le sommeil est une forme d’annihilation. Quand on est endormi, on ne souhaite plus être quoi que ce soit, on n’a plus besoin de faire des efforts. Renaître tout le temps devient ennuyeux, alors on en vient à souhaiter ne plus exister. »
(Extrait de L’esprit et la voie – Ajahn Sumedho)
Ajahn Sumedho, à la demande d’Ajahn Chah, a fondé un monastère spécifiquement destiné aux Occidentaux, dont il devint le premier abbé, le « Amaravati Buddhist monastery » en Angleterre.
Robin Moore (anciennement Ajahn Suriyo), donne par sa présence, son engagement et sa totale ouverture, le Dhamma avec un éclairage nécessaire à la pratique quotidienne des Occidentaux, d’une manière douce mais rigoureuse. Il est facile, dit-il, de ne pas se soucier de ce qu’il nous arrive, lorsque nous sommes heureux, mais bien vite l’insatisfaction nous regagne. Evoquant les saisons et le changement : « A peine le printemps passé et son explosion fantastique et presque insupportable de couleurs et de formes dans la nature, l’on se dirige vers la décrépitude et la mort : le plus beau étant déjà passé, dès le printemps ! »
Il enjoint chacun de se méfier des conceptions trop « brutes » dans le Dhamma qui nous ferait pratiquer face à un « idéal ». Plutôt pratiquer concrètement « metta », par exemple, pour contrecarrer la colère, comme pour accepter toutes nos sensations. Une particularité des moines de la forêt qui –tel Ajahn Tiradhammo- met un point d’honneur à ce que « metta », soit le cœur réceptif de notre observation attentive.
Comment ne pas sentir sous cette constante sérénité, en apparence simple, la force de la réalisation.
De même Sister Ariya Nani enseigne metta ainsi :
« Traditionnellement nous devons commencer par pratiquer mettā en premier lieu pour nous-mêmes. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous devons reconnaître que tout ce que nous désirons c'est le bonheur. C'est un souhait fondamental que l'on retrouve chez tous les êtres vivants. Ce n'est que quand nous reconnaissons et comprenons ce désir de bien-être profondément ancré en nous, que nous comprenons pleinement qu'en cela tous les autres êtres vivants ne sont pas différents de nous. Sur la base de cette compréhension, il est plus facile de cultiver un cœur ouvert, tolérant et bienveillant envers tous les êtres, indépendamment de leurs croyances, de leurs actes, de leur sexe ou de leur position sociale. Souvenons-nous que mettā signifie amour universel quelles que soient les conditions et les circonstances.
En conséquence, nous devons commencer par développer mettā pour nous-mêmes avec ces mots :
« Que je sois bien, heureux et en paix. Que je sois bien, heureux et en paix ». Quand nous sentons que ce désir d'être bien devient fort et authentique, nous lançons un pont vers les autres êtres : « De même que je souhaite être bien, heureux et en paix, que tous les êtres soient bien, heureux et en paix ». Ensuite nous continuons simplement avec le souhait de bonheur et de bien-être pour les autres. De même que nous souhaitons être traités gentiment, les autres veulent être traités gentiment. De même que nous voulons être respectés, les autres veulent être respectés. De même que nous ne voulons pas être tués, les autres ne veulent pas être tués. mettā prend naissance à la source de la considération que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. L'amour bienveillant jaillit d'un cœur compatissant, d'une empathie avec chaque être vivant. »

La voie n’est ni facile ni difficile,
Elle est. Dans l’invisible présence du jour.
La voie est simple,
Car elle ne s’embarrasse d’aucun artifice,
D’aucune technique particulière.
Parfois on pense avoir acquis une méthode,
Un moyen de se prémunir des poisons,
Et lorsque le poison apparaît malgré tout,
On s’aperçoit encore que tout ceci est passager,
Et qu’il ne sert à rien de s’y attacher.
Quand on ne cherche rien de plus,
Que l’équilibre entre le chemin franchi
Et celui qui reste à parcourir,
On sait ce qu’il est bénéfique d’accomplir,
Et sage d’éviter, en demeurant présent.
Le disciple peut avancer nu,
D’opinions et de doutes stériles,
Son seul esprit, gardé et lucide,
Posé devant lui et regardant ce corps,
Ne redoutant pas d’affronter ce qui doit l’être.
Si la vie est une maladie se propageant,
Rien ne nous empêche de la traverser
Avec des repères tels que l’amitié, le don,
Sachant que les remèdes sont dans l’Octuple sentier,
Qui fait de chaque être le foulant, un être Noble.
Que faisons-nous si nous courrons, aveugles,
Après les plaisirs matériels, et spirituels ?
Seulement manifester du désir et continuer l’errance.
Puisse chacun voir et connaître la libération,
Par le Dhamma bien exposé par le « Suprême ».
La vérité ne se trouve pas -uniquement- par le Dhamma,
Car la vérité est dans tout ce que l’on voit et ce que l’on sait,
Si le Dhamma expose la réalité,
Chacun se doit de réaliser l’authenticité du Dhamma,
En comprenant la nature des phénomènes.
Ceux qui s’embarrassent de mots et de concepts,
N’ont pas encore rencontré le Dhamma.
Simple, pur, profond et de saveur unique,
Il libère de la confusion et dissipe l’illusion,
Telles sont quelques unes de ses caractéristiques.
A contre-courant de la recherche vaine de plaisirs,
Le Bouddha nous engage à relever le défi du « non-soi »
Le Dhamma nous encourage à ouvrir le cœur à la paix,
Les maitres nous montrent comment « metta » nous sauve,
Nous seuls pouvons parcourir ce sentier pur, cette « voie des anciens ».
Le texte suivant est un extrait d’un chapitre du Visuddhimagga (le chemin de la pureté) de Buddhaghosa, « la laideur ».
La laideur traite d’une série de pratiques particulières ou l’attention et la concentration reposent sur la vue d’un cadavre, réservé au moine qui souhaite se défaire de l’attachement au corps.
D’une façon rigoureuse, il est décrit ce que doit faire le moine qui souhaite se consacrer à cette observation, pour que tout se déroule convenablement. Puis quels sont les signes qu’il doit observer.
Les particularités des laideurs
Celui-aux-dix-pouvoirs, aux belles qualités,
à la splendeur louée par Dix-fois-cent-yeux* (Epithète d’Indra)
a trouvé en chacune des laideurs une cause de jhâna.
Celui qui connaît ces laideurs et sait comment s’y exercer
Doit avoir en outre conscience de leurs particularités.
Le jhâna que permet d’atteindre l’une ou l’autre laideur écarte les attachements. Il en résulte toujours un comportement dépourvu d’avidité, semblable à celui des Accomplis, qui sont libres de tout attachement.
Il faut encore associer les laideurs aux étapes de décompositions du cadavre et aux subdivisions du tempérament voluptueux.
Bien que toujours repoussant, le cadavre change d’apparence, et le moine saisit le signe qu’il peut trouver : aspect déplaisant du cadavre gonflé, aspect déplaisant du cadavre marbré de bleu, etc. Les dix laideurs correspondent donc aux étapes de décomposition du cadavre.
Le cadavre gonflé convient particulièrement aux moines qui s’attachent aux formes, car il met en évidence la détérioration des formes corporelles.
Le cadavre marbré de bleu convient à ceux qui s’attachent au teint, car il met en évidence la détérioration de la coloration de la peau.
Le cadavre suppurant convient à ceux qui s’attachent aux senteurs corporelles que procurent les fleurs et les parfums, car il met en évidence la puanteur des plaies.
Le cadavre sectionné convient à ceux qui s’attachent à la compacité du corps, car il met en évidence les séparations.
Le cadavre dévoré convient à ceux qui s’attachent à l’accumulation de chair en certaines parties du corps comme les seins, car il montre comment la plénitude de cette accumulation de chair est détruite.
Le cadavre éparpillé convient à ceux qui s’attachent à l’élégance des membres, car il met en évidence la dispersion de ces membres.
Le cadavre coupé et éparpillé convient à ceux qui s’attachent à la perfection de l’ensemble du corps, car il met en évidence la destruction et l’altération de l’assemblage du corps.
Le cadavre sanguinolent convient à ceux qui s’attachent à la beauté des parures, car il met en évidence le caractère déplaisant du corps paré de sang.
Le cadavre mangé aux vers convient à ceux qui s’attachent à l’idée que ce corps leur appartient, car il met en évidence les espèces de vers avec lesquelles ils doivent le partager.
Le squelette convient à ceux qui s’attachent à la perfection des dents, car il relève le caractère déplaisant des os.
Voilà comment les dix catégories de la laideur correspondent aux dix subdivisions du tempérament voluptueux.
Un bateau ne peut voguer sur une rivière au flot tumultueux et au courant rapide sans un gouvernail solide. L’absence de gouvernail lui interdit de naviguer. De même, l’attention ne peut rester focalisée sur la laideur que si la prise-ferme est puissance, car l’objet manque de force (d’attrait). Sans prise-ferme, l’attention ne peut se maintenir sur l’objet. C’est pourquoi cette pratique ne permet d’atteindre que le premier jhâna.
Bien que l’objet soit déplaisant, le ravissement et la satisfaction sont possibles parce que le moine voit l’intérêt du signe : « C’est assurément par ce moyen que je serai délivré du vieillissement et de la mort », et parce que le tourment des obstacles est éliminé. Le moine comprend l’intérêt du signe de la même façon qu’un chiffonnier voit le gain conséquent que va lui rapporter un tas d’ordures, ou qu’un malade souffrant d’une grave affliction voit l’avantage d’un émétique ou d’un purgatif (désagréable à ingurgiter).
La laideur présent dix aspects, mais une seule caractéristique : sa nature à la fois malpropre, malodorante, repoussante et déplaisante.
Même vivants, les corps présentent cette caractéristique, …
ANATTALAKKHANA-SUTTA
La doctrine de "Non-Soi"
"Ce sutta est considéré comme le deuxième sermon du Bouddha; il fut prononcé quelques jours seulement après le premier sermon, à l'intention des mêmes cinq bhikkhus."
(Môhan Wijayaratna dans Sermons du Bouddha)
Aucun des 5 agrégats (sens, sensation, perception, composition mentale, consciences) qui constituent les individus ne peuvent être conçus comme nous appartenant, et c'est bien là, la voie de la Libération.
Une fois, le Bienheureux séjournait au parc aux Daims, à Isipatana, près de Bénarès (...) Le Bienheureux s'adressa aux cinq moines et dit:
La forme, ô moines, n'est pas le Soi. Si la forme était le Soi, ô moines, la forme ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos du corps: "Que mon corps devienne ou ne devienne pas tel pour moi."
Cependant, puisque le corps n'est pas le Soi, le corps est sujet aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos du corps: "Que mon corps devienne ou ne devienne pas tel pour moi."
La sensation, ô moines, n'est pas le Soi. Si la sensation était le Soi, ô moines, la sensation ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos de la sensation: "Que ma sensation devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la sensation n'est pas le Soi, la sensation est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la sensation: "Que ma sensation devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
La perception, ô moines, n'est pas le Soi. Si la perception était le Soi, ô moines, la perception ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos de la perception: "Que ma perception devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la perception n'est pas le Soi, la perception est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la perception: "Que ma perception devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
La tendance habituelle, ô moines, n'est pas le Soi. Si la tendance habituelle était le Soi, ô moines, la tendance habituelle ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos de la tendance habituelle: "Que ma tendance habituelle devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la tendance habituelle n'est pas le Soi, la tendance habituelle est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la tendance: "Que ma tendance habituelle devienne ou ne devienne pas telle pour moi"
La conscience, ô moines, n'est pas le Soi. Si la conscience était le Soi, ô moines, la conscience ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos de la conscience: "Que ma conscience devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la conscience n'est pas le Soi, la conscience est sujette aux maladies, et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la conscience: "Que ma conscience devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Qu'en pensez-vous, ô moines ? La forme est-elle permanente ou impermanente ? - La forme est impermanente, ô Bienheureux. - Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. - Alors, donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi ? " - Certainement non, ô Bienheureux.
- Qu'en pensez-vous, ô moines ? La sensation est-elle permanente ou impermanente? - La sensation est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur ? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi?" - Certainement non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La perception est-elle permanente ou impermanente? - La perception est impermanente, ô Bienheureux -Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire " Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi" - Certainement, non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La tendance habituelle est-elle permanente ou impermanente? - La tendance habituelle est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi? " - Certainement non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La conscience est-elle permanente ou impermanente? - La conscience est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi?" - Certainement non, ô Bienheureux.
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est corps, passé, futur ou présent, intérieur ou extérieur, grossier ou subtile, vil ou excellent, lointain ou proche, tout ce qui est corps doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est sensation, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, tout ce qui est sensation doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est perception, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, tout ce qui est perception doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est tendance habituelle, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, tout ce qui est tendance habituelle doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est conscience, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou proche, tout ce qui est conscience doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Considérant les choses ainsi, ô moines, le disciple savant réprouve le corps, il réprouve la sensation, il réprouve la perception, il réprouve la tendance habituelle, il réprouve la conscience. Lorsqu'il les réprouve, il est sans désir. Lorsqu'il est sans désir, il est libéré du désir. Lorsqu'il est libéré vient la connaissance: "Voici la libération ", et il sait: "Toute naissance nouvelle est anéantie, la Conduite pure est vécue, ce qui doit être achevé est achevé, il n'y a plus rien qui demeure à accomplir, il n'est plus (pour moi) de devenir."
Ainsi parla le Bienheureux. Les cinq moines, contents, se réjouirent de la parole du Bienheureux. De plus, pendant le déroulement de ce sermon, la pensée des cinq moines fut libérée complètement des souillures. A ce moment il y eut six Arahants dans le monde.
Source:
Note : Môhan Wijayaratna dans Sermons du Bouddha traduit les passages suivant
:
"Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur?"
ainsi :
"Si une chose est impermanente, est-elle dans l'état satisfaisant ou dans l'état insatisfaisant?"
De même "la tendance habituelle" peut être traduit par "composition mentale" : sankhara.
Là est mon refuge, en méditation.
Quand la journée accomplie, je me regagne,
Là est le refuge, sans aucune action,
Dans le silence du foyer intérieur.
Que ce soit la respiration,
La sensation d’assise du corps,
Ou l’état d’esprit du moment,
Chacun est un support stable d’observation,
Le cœur accueille la souffrance,
Tant qu’il le peut et se réjouit,
D’avoir un compagnon de route fidèle,
Pour l’aider à considérer le corps et l’esprit.
Tels qu’ils sont, ainsi sont vus les phénomènes,
Distinguant ceux physiques, et ceux mentaux,
Constamment vigilant au ressenti,
Le yogi doit demeurer sans s’attacher.
Démasquer les sankhara,
Laisser venir les angoisses,
Repérer les égarements, revenir au centre,
Là est l’œuvre de l’attention.
Rien à attendre, juste connaître,
Dénouer l’enchevêtrement de l’être,
Percevoir la vibration constante du changement,
Comprendre qu’aucune stabilité n’est possible.
Rien de permanent ne comble ce monde,
Car tout ce qui semble réel est futile et vide,
Comparé au suprême nibbâna, où l’abondance de paix règne,
Ce royaume auquel j’aspire, la fin des souffrances !
“Buddham saranam gacchami
Dhammam saranam gacchami
Sangham saranam gacchami.”
"Namo tassa bhagavato arahanto sammasambudhassa”.
Le cyclone Nargis qui a noyé tout le sud de la Birmanie laisse derrière lui des milliers de morts, des familles endeuillés, des sans abris, des orphelins, la misère et l'urgence.
Après cette catastrophe, les survivants ont un besoin urgent d'eau, de vivres, de médicaments et de matériel pour se reconstruire.
Faites un geste pour eux.
-Soit par l'intermédiaire d'un Français résident à Yangon et grâce à une association, lequel fait parvenir directement les premières nécessités aux habitants des alentours de la capitale.
http://aidebirmanie.blogspot.com/
(Des informations sur la Birmanie : là .)
-Soit par une association humanitaire:
Où faire vos dons ? (source : l'Express)
La Croix rouge
Ses équipes se sont déployées à travers les cinq régions les plus touchées de Birmanie dès la fin du cyclone, afin de mieux évaluer la situation
et de venir en aide immédiatement aux populations. La Croix Rouge a déjà réussi à débloquer 122 000 euros pour réaliser ses deux priorités : fournir des abris d'urgence et garantir l'accès à
l'eau potable des habitants.
En savoir plus.
Médecins du Monde
MdM cherche à affréter le plus vite possible un avion chargé de matériel médical et de médicaments pour apporter de meilleurs soins aux
populations sinistrées.
En savoir
plus.
Action contre la faim
L'organisation a lancé un appel aux dons via son site internet. Elle attire l'attention sur l'augmentation fulgurante du prix de l'eau et de la
nourriture depuis que le cyclone a frappé la Birmanie.
En savoir plus.
L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar, présente depuis 2001 dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (dans la
banlieue de Yangon), s’est rendue dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. Aide Médicale Internationale travaille actuellement à la définition et à la mise en œuvre, sur
la zone de Dala, d’un plan d’action cohérent et efficace à destination des victimes du cyclone.
En savoir plus.

"Quel rire, quelle exultation peut-il y avoir, alors que le monde brûle à jamais?
Etant submergé par l'obscurité, pourquoi ne cherchez-vous pas la lumière?"
"Menez une vie de droiture, mais non une vie de corruption. L'homme qui marche dans la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.
Juste comme on verrait une bulle, juste comme on verrait un mirage, si une personne considère ainsi le monde, le Roi de la mort ne la verra pas."


