Lundi 21 avril 2008

Les quatre demeures divines en tant que qualités méditative.

« Session metta »

avec Ajahn Tiradhammo

(Retraite du 19 et 20 Avril 2008 organisé par l’association terre d’éveil.)

 









 

Lorsque nous lisons, évoquons ou méditons sur « metta », la bienveillance, cela nous semble être quelque chose d’absolu, un amour inconditionnel que l’on délivre à tous les êtres.

Pourtant si nous ne sommes pas capable de nous aimez nous même –correctement-, nous ne pouvons prétendre aimez les autres, inconditionnellement. 

Dans le Bouddhisme nous faisons l’expérience des choses pour les connaître personnellement.

Ainsi, nous devons faire l’expérience de « metta » à notre niveau.

Metta a plusieurs sens, et plusieurs niveaux d’applications.

Nous commencerons avec un niveau qui soit facilement adaptable et compréhensible, metta en tant qu’amitié envers nous même et envers les évènements qui nous arrive.

Il s’agit d’être ouvert et amical envers les phénomènes que nous considérons comme « ennemis » ou « négatifs ».

Habituellement nous rejetons de nombreuses choses, soit parce que nous ne souhaitons pas les voir, soit parce qu’elles nous font souffrir.

Lorsque qu’une douleur physique se présente, nous exerçons une contraction autour de cette douleur, de manière naturelle. Nous l’isolons car nous ne voudrions pas la ressentir. Ainsi, il se crée le sujet « moi » et l’objet « ma douleur », nous sommes dans la dualité.

C’en est de même pour la colère, il y a « moi » et il y a « ma colère ».

 

Le but de la méditation avec metta est d’être ouvert et d’accueillir amicalement ce qui nous semble désagréable.

Nous prenons la base de la vision pénétrante –vipassana- et l’observation de la respiration comme objet principal. Lorsque qu’une douleur physique apparaît, soyons un peu plus amical envers elle, ne la rejetons pas.

 

En déplaçant notre attention vers le cœur nous essayons de voir quelle sensation prédomine.

Nous devons nous relier avec notre cœur « spirituel », situé au milieu de la poitrine et laisser venir à nous les sensations désagréables.

Il faut introduire un peu d’amitié dans cette sensation désagréable, si c'est une douleur, relaxer grâce à la respiration la zone douloureuse, si c'est une émotion négative, faire preuve de compassion envers nous même.

  La sensation désagréable fait partie de nous et ce n’est pas en la repoussant que nous pourrons réussir à nous en défaire, complètement.

A chaque fois nous revenons à l’observation de la respiration, ou à l’attention au corps, à la connaissance de l’état d’esprit au moment présent.

 

Si nous rencontrons un sentiment « négatif » comme par exemple l’irritation, il est fort probable qu’en observant attentivement ce sentiment, on découvre derrière un autre sentiment duquel découle ce sentiment le plus apparent qui est « l’irritation ». Il peut s’agir de la frustration, et puis de la peur qui est très relié à notre ego. Donc en rejetant l’irritation je ne fais que repousser une énergie très forte, je ne peux remonter jusqu’à la source de ce sentiment négatif. La peur est une force de vie très puissante. Il nous faut l’examiner et non la renier.

 

Lorsque la colère est présente, essayons d’introduire un peu d’amitié dans cette colère. Ainsi d’une colère dense, nous aurons une colère plus « amicale », d’une colère  incontrôlable, nous aurons une colère plus enclin à être observée.

La colère est un sentiment tout à fait « commun », elle fait partie de nos gènes en quelque sorte.

Il ne s’agit pas de la réprimer ou de l’étendre.

En acceptant la colère nous acceptons d’être humain et de partager cette caractéristique.

En s’ouvrant à la colère, petit à petit, nous permettons à celle-ci de se transformer.

Il en est de même pour tous les aspects déplaisants que nous rencontrons.

En transformant notre rapport au monde nous arrivons à nous ouvrir totalement aux phénomènes, en intégrant même ceux que l’on considère comme « ennemi » et que l’on veut séparer de nous mêmes habituellement.

 

Notre cœur a un mécanisme d’ouverture et de fermeture selon le contexte dans lequel nous nous trouvons.

Cependant bonheur et malheur sont des choses très relative, l’un existe par rapport à l’autre, et dépend de notre perception.

 

Plutôt que de concevoir metta comme un idéal extérieur à nous mêmes, la pratique de metta commence à l’intérieur de nous mêmes, grâce à la méditation vipassana, et nous permet d’être réceptif à toutes les sensations sans créer de dualité, notamment d’être réceptif aux sensations déplaisantes.

Allant du personnel vers le transpersonnel, nous serons capable d’ouvrir notre cœur à toutes les expériences et de diffuser metta à tous les êtres naturellement.

 

 

 



 

Le développement de metta sert de base aux trois autres demeures divines.

Karuna, la compassion est développée en demeurant présent avec la souffrance. D’abord avec celle que nous ressentons, en tant que douleur, peine, puis comme compassion et partage de la souffrance avec autrui. 

Mudita, la joie altruiste, se développe en éveillant en nous un sentiment de bien être et en lui permettant de demeurer.

L’équanimité, upekka, se rencontre comme résultat des pratiques précédentes. C’est une qualité qui permet de rester stable face aux turbulences que rencontre l’esprit et de même, attentif face à un sentiment de paix.

 

Il ne faut pas confondre upekka avec l’indifférence qui met une distance entre le sujet et l’objet.

L’équanimité est un aboutissement car c’est l’union de la pratique de karuna et de mudita, de metta avec upekka. Là où, dépassant le moi, nous rencontrons toutes les émotions avec la même bienveillance, capable d’être pleinement réceptif à tous les phénomènes qui se présentent, plein de bonté envers nous même comme avec autrui.

 

Continuez dans votre pratique et bonne chance !

Avec metta.

 

 

 

 

 

http://www.bodhinyanarama.net.nz/default.aspx?PageId=1







Par Langlais Pierre - Publié dans : Vipassana
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Dimanche 13 avril 2008


Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

Prologue (2)





Je vais donner à présent le sens véritable et détaillé

de cette strophe que le grand Sage déclama.

Certains yogis entrent dans l’enseignement du Vainqueur,

si difficile à trouver, sans connaître pour ce qu’il est

le chemin sûr et droit vers la Pureté :

discipline, concentration et sagacité.

Ils aspirent à la Pureté mais n’y parviennent pas malgré leurs efforts.

Pour eux, je vais décrire ce chemin de la Pureté

selon une présentation claire qui leur plaira

et qui suit la méthode transmise

par les résidents du Grand Monastère*.

Je vais l’exposer fidèlement.

Vous tous, hommes de bien qui aspirez à la Pureté, prêtez attention !

 

 

         La « Pureté » désigne le Dénouement*, lequel, dépourvu de toute tache, est extrêmement pur. Le chemin qui y mène constitue le chemin de la Pureté –et l’on appelle chemin le moyen d’accès- ; c’est ce moyen que je vais décrire.

 

         Le chemin de la Pureté fut parfois exposé seulement comme supravoyance* :

 « Voir avec sagacité que toutes les créations sont temporaires et être désenchanté du désagrément*, tel est le chemin de la Pureté. »

 

Parfois comme jhâna* et sagacité :

« Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement.* »

 

Parfois comme kamma*, etc . :

« Kamma, science et rectitude, discipline

et mode de subsistance supérieur.

Voilà qui purifie les mortels, non la famille ou la richesse. »

 

Parfois comme discipline, etc. :

« Toujours discipliné, sagace et bien concentré,

Energique et résolu, il traverse l’inondation si difficile à traverser. »

 

Parfois comme vigilance, etc. :

« Il n’existe qu’un chemin pour purifier les êtres, moines… et pour voir le Dénouement de ses propres yeux : celui des quatre vigilances. »

Même formulation avec les quatre efforts-justes.

Mais la réponse en vers parle de discipline, etc.

 

Commentaire de la réponse

« L’homme » : l’être.

« Intelligent » : doué de la sagacité qui résulte du kamma lors du lien-de-renaissance à trois causes.*

« Ferme dans sa discipline » : stable dans sa discipline, s’y adonnant pleinement.

« Qui développe état d’être et sagacité » : qui fait naître et croître la concentration, dite état d’être*, et la supravoyance, que désigne la sagacité.

« Moine » : celui qui considère l’aspect terrifiant du mouvement continuel*.

« Energique » : vigoureux. La vigueur désigne l’énergie qui brûle les souillures de l’esprit. L’homme est « énergique » lorsqu’il possède cette qualité.

« Sage » : doué de la sagacité qu’on dénomme sagesse ou sagacité protectrice. La strophe mentionne trois fois la sagacité, une première fois en tant que sagacité innée, une deuxième en tant que sagacité supravoyante, et une troisième en tant que sagacité protectrice qui guide dans toutes les actions.

 

Le moine « peut démêler ce lacis » lorsqu’il possède six qualités : la discipline, la concentration désignée par l’expression « état d’être », trois formes de sagacité et la vigueur.

 

         Un homme solidement planté sur le sol peut, en maniant une épée bien affilée, couper les bambous enchevêtrés dans un grand fourré. De même, celui qui s’est affermi sur le sol de la discipline et qui manie, avec la main de la sagacité protectrice, pleine de vigueur, l’épée de la sagacité supravoyante bien aiguisée sur la pierre de la concentration peut dénouer l’enchevêtrement des désirs qui encombrent la succession de ses instants d’être ; il peut le trancher, il peut l’anéantir. A l’instant du chemin, il dénoue le lacis ; à l’instant du Fruit, le lacis étant dénoué, il devient digne des sublimes sacrifices que lui offrent le monde et ses dieux. Voilà dans quel sens le Seigneur a dit :

 

         « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

         qui développe état d’être et sagacité

         comme un moine énergique et sage,

         peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

Grand Monastère : Monastère proche d’Anurâdhapura, ancienne capitale du Sri Lanka.

Dénouement : Selon le texte, nibbâna vient de la racine , « tisser, entrelacer », ou du mot vâna, « fourré, forêt », plutôt que la racine , « souffler ». Nibbâna =  nir-VĀ-na : sortie du réseau (des désirs), désenchevêtrement, dénouement.

Supravoyance : pour le magâdhi vipassanâ.

Désagrément : pour dukkham, plutôt que « souffrance » ou « douleur », termes qui ne s’appliquent qu’aux désagréments les plus grossiers.

Jhâna : absorption contemplative.

Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement : Dhammapada 372.

Kamma : Le kamma est l’action efficiente –nénéfique ou pernicieuse- qui produit un effet ultérieur, par opposition à kiriya, action pure, simplement fonctionnelle.

Trois causes : Absence d’attachement, d’aversion et de confusion (ou : détachement, acceptation et lucidité).

Etat d’être : citta, se caractérise par la qualité de la connaissance : plus ou moins aiguë, plus ou moins entravée par l’attachement, l’aversion, la confusion, etc.

Mouvement continuel : le mot samsâra désigne la succession incessante des instants d’être (ou instants de conscience), et aussi la succession des existences. Car on considère qu’un être  dure un seul instant de conscience, ou toute une vie, selon l’approche adoptée.

 

 

 

 

 

 

Par Langlais Pierre - Publié dans : Extraits de livres
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Jeudi 3 avril 2008

 



Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

 


 


 


 


 

Prologue (1)

 

 

 


 


 


 



« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »


Ainsi parla le Seigneur.

Pourquoi formula-t-il cette strophe ? Parce qu’un fils de dieu l’approcha une nuit alors qu’il séjournait près de Savatthi, et lui demanda, afin de dissiper ses doutes :

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur,

Tout ce qui naît est pris dans ce lacis.

Voici, Gotama, la question que je pose :

“Qui peut démêler ce lacis ?“ »

 

Expliquons d’abord, brièvement, le sens de cette strophe.

Le mot « lacis » désigne l’enchevêtrement des désirs : les êtres ont constamment soif d’objet physiques et d’états psychiques, tantôt de niveau élevé, tantôt de bas niveau. Ces désirs sont comparables aux branches enchevêtrées dans un épais fourré.

 

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur » : les désirs concernant l’équipement du moine et celui d’autrui, son existence propre et celle des autres, ses domaines personnels et les domaines extérieurs à lui.

 

« Tout ce qui naît est pris dans ce lacis » : tous les êtres sont empêtrés dans ces désirs qui s’enchevêtrent comme les bambous d’un fourré inextricable ; ils en sont prisonniers, ils en sont embarrassés.

 

« Voici, Gotama, la question que je me pose ». Le fils de dieu s’adresse au Seigneur par son nom de famille, Gotama, et lui demande : « Qui peut démêler ce lacis ? » Autrement dit : « Qui peut démêler l’entrelacement des trois éléments* ? Qui est capable de les désenchevêtrer ? »

 

Ainsi questionné, le Seigneur dont la connaissance et le comportement sont en tous points inattaquables, dieu des dieux, tout-puissant au-delà des tout-puissants, Brahmâ au-delà des Brahmâ, assuré dans les quatre assurances, détenteur des dix pouvoirs, connaissance sans faille, œil universel, répondit par cette strophe :

 

 « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

 

Fils de dieu : Un devaputta est un dieu mineur du monde sensoriel, kâmaloka.

Soif : Tanhâ, « soif » ou « désir ».

Equipement : Parikkhâra désigne l’équipement du moine : vêtement, nourriture, logement et médicaments.

Les trois éléments : Elément sensoriel, kâma ; élément physique, rûpa ; élément non-physique, arûpa.

 

 

Par Langlais Pierre - Publié dans : Extraits de livres
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Mardi 1 avril 2008


Poème de Ajahn Buddhadasa : "La vie???"



Qu’est ce que la vie, après tout ? Je pense –

Une folie de la nature des plus bizarres,

Avec des éléments concoctant activement l'esprit et le corps,

Toujours asservis aux appétits et aux goûts de l’instinct.

 

Pour quoi, alors, la vie existe-t-elle ? Je suppose –

Pour l'accomplissement de la folie à la fin du Samsara :

Le corps calmé, l'esprit en paix, réalisant Nibbâna,

L'extinction de dukkha dans toutes ses formes possible.

 

Et comment gérons-nous cette vie ? Je crois –

Arrêtant d'aller comme un fou vers les plaisirs de ce monde,

Libéré en harmonisant les huit facteurs du chemin,

Chaque jour et chaque nuit parfait sur la voie de la nature.


 


Poème original :

"Life???"


 

What is life, after all?   I think —
A most bizarre madness of nature,
With elements busily concocting body-mind,
Still enslaved to instinctual appetites & tastes.

For what, then, does life exist?   I opine—
For madness's fulfillment at Samsara's end:  
Body calmed, mind cooled, realizing Nibbana,
The extinction of dukkha in every possible form.

And how do we manage this life?   I believe —
Stop going crazy over worldly deliciousness,
Released by harmonizing the eight path factors,
Each day & every night perfect in Nature's Way.


 

http://www.suanmokkh.org/verse/03-06/dec-2003.htm

 


Par Langlais Pierre - Publié dans : Poèmes
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Jeudi 27 mars 2008

 




Comment le Dhamma nous enseigne-t-il le juste chemin ?

 


Il nous apprend comment vivre. Il a de nombreuses manières pour nous le montrer : dans les rochers, dans les arbres ou juste en face de nous. C’est un enseignement, mais sans mots. Calmez votre esprit, votre cœur et apprenez à regarder. Vous verrez alors le Dhamma dans son entier, à vous révélé, ici et maintenant. Où et quand pourriez-vous regarder, ailleurs qu’ici et maintenant ?

*

D’abord, vous comprenez le Dhamma avec votre pensée. Puis, si vous commencez à le comprendre, vous allez le pratiquer. Et si vous le pratiquez, vous commencerez à le voir : vous êtes le Dhamma et vous connaissez la joie du Bouddha.

*

Le Dhamma doit être trouvé en soi-même, dans son cœur, et voir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est équilibré et ce qui ne l’est pas.

*


La seule magie qui soit réelle, c’est la magie du Dhamma. Toute autre forme de magie n’est qu’une illusion comme un jeu de carte truqué. Elle nous distrait du véritable jeu : notre relation à la vie humaine, à la vie, à la mort et à la liberté.

*

Tout est Dhamma pour qui sait rester dans la pleine conscience. Quand nous voyons des animaux qui tentent d’échapper au danger, nous voyons qu’ils sont comme nous. Ils fuient la souffrance pour courir vers le bonheur. Ils ont peur aussi. Ils craignent pour leur vie tout comme nous. Quand nous voyons avec le regard juste, nous voyons que les animaux et les humains ne sont pas différents. Nous sommes tous compagnons dans la naissance, le vieillissement, la maladie et la mort.

*


Le Dhamma, ce n’est pas quelque chose de lointain. Il est là, avec nous. Le Dhamma n’a rien à voir avec les anges dans le ciel ou n’importe quoi de ce genre. Il nous concerne, il concerne ce que nous faisons ici, en ce moment. Il suffit de vous observer vous-même. Parfois, il y a de la joie, et parfois il y a de l’insatisfaction. Par moment vous vous sentez bien, et d’autres où vous souffrez… c’est cela le Dhamma.

Pouvez-vous voir cela ? Pour connaître ce Dhamma, il vous suffit de lire vos expériences.

*

Le Bouddha nous a demandé de rester en contact avec le Dhamma, mais les gens sont en contact avec les mots, les livres et les écritures. Ce contact est une connaissance « à propos du » Dhamma ; ce n’est pas entrer en contact avec le Dhamma réel, tel qu’enseigné par notre Grand Maître. Comment les gens peuvent-ils prétendre qu’ils pratiquent bien et de manière juste, s’ils se contentent de pratiquer ainsi. Ils sont vraiment loin de la bonne pratique.

*


Lorsque vous écoutez le Dhamma, vous devez ouvrir votre cœur et vous positionner au centre de celui-ci. N’essayez pas d’accumuler tout ce que vous entendez ou de faire des efforts surhumains pour tout retenir dans votre mémoire. Laissez simplement le Dhamma couler dans votre cœur et resté en permanence ouvert à ce flot, dans le moment présent. Ce qui doit être retenu le sera et cela se produira selon à son propre rythme ; non grâce à un effort volontariste de votre part.

*


De même, lorsque vous exposez le Dhamma, vous ne devez rien forcer. Cela doit se produire de soi-même et couler spontanément du moment présent et des circonstances. Les gens ont différents niveaux de capacité réceptive, et quand vous êtes là, au même niveau, alors cela se produit, le Dhamma jailli. Le Bouddha avait la capacité de connaître le caractère de chacun et sa capacité de compréhension. Il utilisait toujours la même méthode d’enseignement spontané. Il ne possédait aucun don surnaturel, mais Il était simplement réceptif aux besoins spirituels des gens qui venaient à lui, et il enseignait en conséquence.






Ajahn Chah
extrait de “No Ajahn Chah”
traduction par isara

 http://isara.unblog.fr/2008/03/09/a-propos-du-dhamma-par-ajahn-chah/

 

 

 


Par Langlais Pierre - Publié dans : Extraits de livres
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Lundi 24 mars 2008










    J'ai réalisé un petit film de 25 mn sur la Birmanie et ses sites Bouddhiques, tels que la vallée de Bagan, Mandalay (le monastère Mahamuni, Kuthodaw, Inwa), et Yangon (la paya Shwedagon). Des versets du Dhammapada sont inclus dans la vidéo, ainsi qu'une petite interview du Bhikkhu U Sujata, responsable des yogis au centre de méditation Chanmyay Yeiktha à Yangon.


    Le tournage a eu lieu en Décembre 2006, le montage en mars 2008.


Ce film est téléchargeable grâce à un logiciel type "utorrent" ou équivalent.
Ensuite, vous aurez besoin d'un lecteur video tel que windows media player ou VCL media player pour le visionner.
Le film est assez lourd, si vous avez des suggestions pour le réduire (actuellement plus de 800 Mo). Merci à Ludovic Limon pour son aide technique.


Télécharger utorrent:


http://utorrent-torrent.softonic.fr/

Le film:

Visite au pays du Dhamma


Vous pouvez voir un extrait -le début du film:






Une autre façon de voir le film:







Par Langlais Pierre - Publié dans : dhammapiti
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Mardi 18 mars 2008






Juste aujourd’hui, accomplis ton devoir pleinement

 

 

Ce qui est passé, ne t’embête pas à le chercher,

Et ne désire pas ce qui n’est pas encore arrivé,

Les jours continuent de passer sans jamais revenir

Et les jours futurs n’arrivent jamais vraiment.

 

Celui qui voit clairement le présent se manifester

Brillamment et ouvertement dans toute sa vérité

Sans les secousses et tremblements habituels

Peut faire face aux choses telles qu’elles sont et avancer.

 

Alors ne repousse pas la réalisation de ton devoir aujourd’hui,

Car personne ne peut savoir quand la mort viendra,

Nous sommes incapables de retarder ni d’éviter

La mort et sa grande armée.





*


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Le devoir des humains

 

Le premier devoir des êtres humains

Est de réaliser la plus haute chose disponible pour nous

Avant de devenir des cadavres et des fantômes

Sans gaspiller l’opportunité de la naissance humaine.

 

Le deuxième devoir comme camarade humain

Est de s’entre-aider au plus haut niveau

Arrêter de se blesser, arrêter de se battre sur des débris

Rechercher la vraie amitié dans la naissance, le vieillissement et la mort.

 

Le troisième devoir en tant que citoyen du monde

Est d’aider à réprimer les tristesses du monde

Faisant de ce monde un endroit convenable pour vivre

Vraiment une merveilleuse et belle humanité.

 

 

Chacun d'entre nous a ces trois devoirs

A accomplir complètement

En faisant de son mieux vigoureusement avant de mourir

Alors on parvient à la gloire d’atteindre le plus haut potentiel humain.

 


*




Poèmes d'Achaan Buddhadasa traduit de l'Anglais

http://www.suanmokkh.org/verse/index.htm








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La vision intérieure par la méthode naturelle
Par Achaan Buddhadasa
(Extraits)





La concentration naturelle est généralement suffisante pour le développement de la vision intérieure, tandis que la concentration résultant d’une formation organisée est généralement excessive par rapport à l’utilisation envisagée.

De plus, il arrive que cet état extrêmement concentré génère chez le méditant un sentiment de très grande satisfaction. Un esprit pleinement concentré est susceptible de connaître un tel sentiment de bien-être que le méditant risque de s’y attacher, ou d’imaginer qu’il est l’aboutissement de la voie, le nirvana.

La concentration naturelle est suffisante pour pratiquer l’introspection et ne présente aucun des désavantages inhérents à la concentration poussée dérivée d’une pratique intensive.

 

Si nous y regardons de près, le fait même d’être soi n’a rien de drôle, au contraire, car essayer d’être quelqu’un est source de souffrance. Si l’on parvient à se détacher totalement de l’idée d’être soi, ou une image quelconque de soi, on ne souffre plus.

C’est pour cela qu’il est utile de concevoir l’inutilité d’être quoi que ce soit, et c’est la raison d’être de la formule selon laquelle être quelque chose, n’importe quoi, ne peut être qu’une source de souffrance liée à cette forme d’être particulière. S’il y a « soi », il y a forcément d’autres choses qui ne sont pas « soi » ni « à soi ». Ainsi, on a des enfants, une femme, un ceci, un cela. On a donc des devoirs en tant qu’époux, épouse, maître ou serviteur... Il n’y a aucun état d’être que l’on puisse conserver sans lutte. Les difficultés et les luttes liées à la conservation d’un état d’être ne sont que le résultat de notre obsession aveugle des choses, de l’attachement aux choses.

Puisque le Bouddha et ses disciples éveillés étaient parvenus à éradiquer totalement leurs états mentaux négatifs, responsables du désir d’être quelqu’un ou d’obtenir quelque chose, quelle est donc la force qui les motivait ? Ils étaient motivés par la discrimination, ou la sagesse associée à la bonne volonté (metta).

Les actions fondées sur les besoins corporels naturels, comme de recevoir et de manger de la nourriture, étaient elles-mêmes motivées par la discrimination. Ils étaient libres de tout état mental négatif, libres de tout désir de continuer à vivre pour devenir ceci ou cela ; mais ils étaient capables d’opérer la distinction entre ce qui vaut la peine et ce qui ne vaut pas la peine, et c’était là la force qui envoyait leur corps sur la route pour mendier la nourriture. S’ils en trouvaient, tant mieux. S’ils n’en trouvaient pas, tant pis.

Quand ils avaient la fièvre, ils savaient comment se soigner, et agissaient du mieux possible en fonction de leurs connaissances. Mais si la fièvre était insurmontable, ils savaient que la mort est naturelle et qu’au bout du compte, nous perdons la maîtrise de notre corps. Etre vivant ou mort ne signifiait rien pour eux, les deux étant de valeur égale. Ils étaient sans désirs.

Si l’on veut se libérer entièrement de la souffrance, c’est bien la meilleure attitude que l’on puisse adopter. Il n’y a pas besoin d’idée d’un « soi » qui serait maître du corps, seule la sagesse discriminante permet au corps de continuer à vivre par sa force naturelle.

C’est cette sagesse discriminante qui permet le déroulement naturel des processus corporels et mentaux et qui permet de les observer sans attachement et sans désirs.

 

Lorsque nous avons réussi à percevoir clairement que rien ne mérite d’être désiré, le détachement croit en proportion de notre vision intérieure. L’attachement a enfin commencé à régresser. C’est là un signe que notre esclavage a déjà duré si longtemps que l’idée de nous en libérer nous est enfin venue. Ce désenchantement et cette désillusion peuvent enfin se manifester lorsque nous sommes las de notre entêtement stupide à nous attacher aux choses. Nous voulons nous défaire de ces filets dans lesquels nous avons été retenus prisonniers. Ce processus de rupture ou de séparation des objets de l’attachement était appelé par le Bouddha « émancipation ». C’est une étape des plus importantes, un stade décisif vers la délivrance finale.

Une fois délivrés de nos attachements aux formes, aux sensations et aux idées, nous ne pouvons plus être esclaves du monde. Nous sommes purs, décontaminés de toutes les souillures que sont l’envie, la colère et l’erreur. Quitter l’esclavage pour jouir du goût merveilleux du monde sans désir, c’est réaliser notre pure condition naturelle. Cette pureté réelle donne alors naissance à un calme et une sérénité que rien ne peut plus troubler. La délivrance de l’oppression et de la turbulence était ce que Bouddha appelait simplement « la paix ». Le calme, la paix, une certaine manière de goûter au nirvana pendant notre vie.

Le Bouddha a défini le nirvana comme étant simplement la condition de la délivrance de notre esclavage, de nos tourments et de la souffrance, l’état qui résulte de la vision de la véritable nature des choses et nous permet de renoncer à tout attachement. Il est donc indispensable de cultiver la vision intérieure par un moyen ou par un autre.

L’une des méthodes consiste à faire en sorte que la vision intérieure se révèle à nous par elle-même, naturellement, en cultivant nuit et jour la joie dérivée de la pureté mentale, jusqu’à ce que les qualités décrites se manifestent progressivement.








 

Texte complet disponible ici : http://www.anussati.org/vivre/spip.php?article72

Ou dans le livre : Dharma vivant de Jack Kornfield








 

Par Langlais Pierre - Publié dans : Extraits de livres
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Mercredi 12 mars 2008

 

 

Le disciple s’accorde avec la voie,

 

Lorsqu’il est établi,

 

La parole, la pensée et l’action dans l’Octuple sentier.

 

Le cœur dans le triple refuge.

 

 

 

En paix sur le chemin,

 

Il n’en dévie plus,

 

Il ne fait qu’un avec les préceptes,

 

Protège et chérie sa vertu.

 

 

 

Lorsque chacun des pas,

 

En concordance avec le Dhamma,

 

Permet d’avancer sans s’attacher,

 

Ni aux émotions, ni aux épreuves, ni aux joies.

 

 

 

Assemblé dans un corps, un esprit, sans fondements

 

Dans un temps qui s’effrite, la mort attenante,

 

Mouvant dans des désirs trompeurs,

 

Venant à saisir ariya sacca, la compréhension juste.

 

 

 

D’un contrôle devenu spontané, la pensée juste ;

 

Evitant la facile médisance, la parole juste ;

 

Découlant des bénéfices entrepris, l’action juste ;

 

Dans un environnement sain, le moyen d’existence juste.

 

 

 

Avoir conscience que c’est un travail permanent, l’effort juste ;

 

Permettant d’allier les énergies,

Comme de dissiper l’illusion, l’attention juste ;

 

L'accès à la vision profonde, la concentration juste.

 

 

 

Sur le début du chemin, déjà, on acquiert un cœur léger,

 

Présent, en confiance, sans plus de peur,

 

Dans la joie de l’accomplissement, de la bonté et de l'attention,

 

Voyant alors la « vie sainte ».

 

 

 

Namo tassa bhagavato arahanto sammasambudhassa

Buddha,

 

Dhamma,

 

Sangha.

 
 



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Metta

 

Par Langlais Pierre - Publié dans : dhammapiti
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Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

Dhammapada

 

 

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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