Dhammapiti "Dans la joie du Dhamma"
L'enseignement originel du Bienheureux Gotama
écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3
Une nouvelle génération de maitres.
Rendons hommage aux bhikkhu occidentaux, qui rendent accessible le Dhamma sous une forme plus familière et facilement compréhensible.
Peu sont les bhikkhu Français. Parmi eux, le vénérable Sasana et le vénérable Dhamma Sami. Ce dernier a rendu accessible aux plus grand nombre toute l’essence du Dhamma grâce au site dhammadana.org.
Il est actuellement, retourné vivre en Birmanie.
Combien il est bénéfique que des bhikkhu occidentaux soient devenus au terme d’une longue expérience monastique, des maitres de méditation, c'est-à-dire des personnes capables d’enseigner le Dhamma de Bouddha par l’atteinte des plus hautes réalisations des ariya savaka.
Ainsi, parmi ceux que j’ai pu connaitre, appartenant à la tradition des moines de la forêt : Ajahn Tiradhammo qui est Canadien, Robin Moore (ex-Ajahn Suriyo) qui est Américain, ainsi que sister Ariya Nani qui est Suisse de la tradition Birmane.
Ces maitres, avec des mots adaptés aux occidentaux, savent rendre les concepts du Dhamma sous un nouveau jour avec clarté. Ils s’en réfèrent souvent à Ajahn Sumedho (d'origine Américaine) qui, lorsqu'il parle par exemple des trois formes de la « soif » Tanha, évoquant le désir de renaissance et celui de l’annihilation, le fait sous un aspect on ne peut plus emprun du quotidien, et réellement lumineux :
«La renaissance est quelque chose que l’on peut voir directement, pas une théorie en laquelle il faut croire. Il y a renaissance à chaque moment, dans tout ce que l’on fait. Comme il n’y a pas de soi, il n’y a rien qui renaisse en tant qu’essence personnelle ou âme passant de vie en vie. Cependant, le désir est une façon de renaître, c’est chercher continuellement quelque chose en quoi s’absorber ou quelque chose à devenir. »
« Vous pouvez observer ce processus de renaissance dans votre propre esprit. Qu’est-ce qui va du réfrigérateur à la télévision ? Est-ce une personne ? Est-ce là ce qu’est votre âme, cette essence qui va se perpétuer à travers l’éternité ? Ou bien est-ce le désir ? N’est-ce pas simplement une errance sans but, une recherche habituelle de quelque chose à faire, quelque chose en quoi s’absorber ? »
« Pour la plupart des gens, le sommeil est une forme d’annihilation. Quand on est endormi, on ne souhaite plus être quoi que ce soit, on n’a plus besoin de faire des efforts. Renaître tout le temps devient ennuyeux, alors on en vient à souhaiter ne plus exister. »
(Extrait de L’esprit et la voie – Ajahn Sumedho)
Ajahn Sumedho, à la demande d’Ajahn Chah, a fondé un monastère spécifiquement destiné aux Occidentaux, dont il devint le premier abbé, le « Amaravati Buddhist monastery » en Angleterre.
Robin Moore (anciennement Ajahn Suriyo), donne par sa présence, son engagement et sa totale ouverture, le Dhamma avec un éclairage nécessaire à la pratique quotidienne des Occidentaux, d’une manière douce mais rigoureuse. Il est facile, dit-il, de ne pas se soucier de ce qu’il nous arrive, lorsque nous sommes heureux, mais bien vite l’insatisfaction nous regagne. Evoquant les saisons et le changement : « A peine le printemps passé et son explosion fantastique et presque insupportable de couleurs et de formes dans la nature, l’on se dirige vers la décrépitude et la mort : le plus beau étant déjà passé, dès le printemps ! »
Il enjoint chacun de se méfier des conceptions trop « brutes » dans le Dhamma qui nous ferait pratiquer face à un « idéal ». Plutôt pratiquer concrètement « metta », par exemple, pour contrecarrer la colère, comme pour accepter toutes nos sensations. Une particularité des moines de la forêt qui –tel Ajahn Tiradhammo- met un point d’honneur à ce que « metta », soit le cœur réceptif de notre observation attentive.
Comment ne pas sentir sous cette constante sérénité, en apparence simple, la force de la réalisation.
De même Sister Ariya Nani enseigne metta ainsi :
« Traditionnellement nous devons commencer par pratiquer mettā en premier lieu pour nous-mêmes. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous devons reconnaître que tout ce que nous désirons c'est le bonheur. C'est un souhait fondamental que l'on retrouve chez tous les êtres vivants. Ce n'est que quand nous reconnaissons et comprenons ce désir de bien-être profondément ancré en nous, que nous comprenons pleinement qu'en cela tous les autres êtres vivants ne sont pas différents de nous. Sur la base de cette compréhension, il est plus facile de cultiver un cœur ouvert, tolérant et bienveillant envers tous les êtres, indépendamment de leurs croyances, de leurs actes, de leur sexe ou de leur position sociale. Souvenons-nous que mettā signifie amour universel quelles que soient les conditions et les circonstances.
En conséquence, nous devons commencer par développer mettā pour nous-mêmes avec ces mots :
« Que je sois bien, heureux et en paix. Que je sois bien, heureux et en paix ». Quand nous sentons que ce désir d'être bien devient fort et authentique, nous lançons un pont vers les autres êtres : « De même que je souhaite être bien, heureux et en paix, que tous les êtres soient bien, heureux et en paix ». Ensuite nous continuons simplement avec le souhait de bonheur et de bien-être pour les autres. De même que nous souhaitons être traités gentiment, les autres veulent être traités gentiment. De même que nous voulons être respectés, les autres veulent être respectés. De même que nous ne voulons pas être tués, les autres ne veulent pas être tués. mettā prend naissance à la source de la considération que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. L'amour bienveillant jaillit d'un cœur compatissant, d'une empathie avec chaque être vivant. »

Bouddha enseigna la Loi naturelle,
visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.
"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."
Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.
"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."
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