Manifestations et répressions en Birmanie
La junte militaire au pouvoir au Myanmar étouffe le mouvement de contestation qui a lieu depuis début septembre.
Pour contester contre l’augmentation excessive et arbitraire de l’essence et des produits de consommation courante, des membres de l’opposition manifestent et sont arrêtés le 23 Aout 2007. Les moines commencent alors à marcher et manifester dans les rues des principales villes. Le mouvement prend petit à petit de l’ampleur et la population se joint aux moines. Les bhikkhu prient pour la paix et pour « chasser le démon », ils se rendent devant l’ambassade de Chine et récite une prière d’amour bienveillant « metta ».
Le 20 septembre les moines convergent de nouveau vers la Paya Shwedagon, dont l’accès leur était interdit, ils seront rejoints par les religieuses bouddhistes le 23.
Le 22 septembre un milliers de moines se rassemblent devant la demeure d’Aung San Suu Kyi qui est cloîtrée chez elle, elle apparaît et ils prient ensemble.
Le 26 septembre au moins 100 000 personnes descendent dans la rue à Yangon, les militaires commencent la répression.
Depuis cette date, ils tirent sur les manifestants, font des descentes dans des monastères, maltraitent et tuent des moines, et censurent au maximum les médias et les communications.
Le 27 septembre, Kenji Nagai, un journaliste Japonais est tué à bout portant à Yangon, alors qu’il prenait des photos parmi une foule de manifestants pour la démocratie. Le Japon exige une enquête mais n’envisage pas des sanctions humanitaires pour l'instant, car le Japon, principal donneur au Myanmar, veut continuer le dialogue et maintient la pression.
Le soutien au peuple Birman provient du monde entier, malgré la censure et l’appui des gouvernements de Thaïlande, Chine et Russie aux militaires tyranniques du Myanmar.
Depuis le 26, les moines sont beaucoup moins présents dans les rues de Yangon, et c’est la population surtout jeune qui se retrouve au centre ville, près de la paya Sule, quand l’accès n’est pas barré.
La junte a réussit à mater le mouvement de protestation par la violence, alors que les moines appelaient pour la plupart à des actions de paix, et que le peuple demande de quoi se nourrir et la liberté.
Cependant l’impulsion ne s’arrête pas là.
Ils se prétendent bouddhistes pour amadouer le peuple et les abbés. Leurs prières ne laveront pas leurs cœurs.
« Tous tremblent devant le châtiment, à tous la vie est chère. Comparant les autres avec soi-même, on ne doit jamais tuer ou être cause de mort. » (Dhammapada. 130)
Des liens pour continuer à s’informer et à soutenir :
http://english.dvb.no/index.php
http://www.xanga.com/home.aspx?user=dawn_1o9
http://bica-vipassana.blogspot.com/



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