dhammapiti

Lundi 10 janvier 2005 1 10 /01 /2005 00:00

 

Bienvenue sur ce journal Web laïque,

dédié à l'étude de la réalité, le Dhamma de Bouddha,

selon l'école des anciens, le Théravada, qui perpétue la parole originelle de Bouddha.

*

Dhamma: Nature de toutes choses, les enseignements du Bouddha, loi, réalité, conscience, (...)

Piti: Joie profonde qui ne provient pas des plaisirs sensoriels.

Dhammapiti: Joie dans l'étude de la réalité.

 

Par Pierre Langlais - Publié dans : dhammapiti
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Lundi 10 janvier 2005 1 10 /01 /2005 00:00

Dhammacakkappavattana (faire tourner la roue du Dhamma):

 

Avant d'être connu sous le nom de Bouddha, Siddhatta était un prince qui vécu au Nord de l'Inde au VIeme siècle avant J-C.

 

Bouddha, "l'éveillé", fut nommé ainsi car il avait atteint le plein éveil, l'omniscience propre à un Bouddha, la capacité de tout voir et de tout savoir à travers lieux et temps. Cet éveil signifie l'arrêt des renaissances du cycle des vies, le samsâra, la fin des souffrances dans celui -ci, l'accés au Nibbâna, le monde transphénoménal.

 

Dès lors il proposa et enseigna son Dhamma, sa doctrine, le moyen de sortir définitivement des souffrance duent au samsâra, sans trève jusqu'à la fin de sa vie. Le Dhamma fut exposé: les quatres nobles vérités, les trois caractéristiques, les cinq agrégats d'attachements, et le noble octuple chemin, le moyen de parvenir au Nibbâna.

 

La roue du Dhamma

fut tournée pour la première fois de ce sâsana (période durant laquelle l'enseignement d'un bouddha est porté à la connaissance des êtres et pratiqué par eux) au parc des gazelles dans la ville d'Isipatana, (en Inde près de l'actuelle Bénarès), vers 500 av. J-C.

 

 

Bienvenue à tous sur ce site, journal Web laïc d'étude du Dhamma. Le Dhamma est l'enseignement du Bouddha.

Le Bouddhisme Théravâda est la voie des anciens, cette voie a préservé l'enseignement originel du Bouddha sous la forme la plus pure.

Le Bouddha est un personnage historique, qui fonda une communauté de rennonçants. Il enseigna et guida de nombreux êtres jusqu'au bout de la voie de la pleine libération, aussi bien à sa communauté qu'à chaque personne pouvant entendre sa doctrine. Bouddha et son "parfait éveil" est le point de départ des enseignements. Il y a plus de 25 siècles, il exposa la réalité des phénomènes tels qu'ils sont, il découvra le Dhamma, intemporel et très haut enseignement du Dhamma.

 

AriyaMAgga est la voie noble, celle du Dhamma menant à la pleine libération, le Nibbâna. 

 

Par Pierre Langlais - Publié dans : dhammapiti
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Lundi 10 janvier 2005 1 10 /01 /2005 00:00

L'éveil, l'illumination, ....

 

Le Bouddha n'est pas le fondateur d'une religion.

 

Il est celui qui a reconnu la souffrance et expérimenté définitivement la fin de cette souffrance, il enseigne le moyen de finir cette souffrance universelle.

 

Par la pratique des 5 préceptes, la pratique de la vertu, nous developpons la base. Vient ensuite la pratique de l'attention et de la "méditation" Vipassana, unique moyen d'accéder au Nibbâna.

 

(Nibbâna en langue Palî = Nirvana en langue Sanskrit) 

 

Selon les sources le Bouddha parlait le mâgadhi, langue de la région qu'il parcourait: Le Magadha.

 

Ses paroles furent mémorisées par coeur et retranscritent en langue Palî.

 

Le Palî est la langue la plus proche de celle employée par Bouddha de son temps, certains disent d'ailleurs que c'est la langue utilisée par les Bouddha. 

 

L'absorbtion en Nibbâna...Entrer dans le courant, une fraction de seconde connaître la vision intuitive de l'impermanence, de l'insatisfaction et du sans-essence de l'existence, transformer irrémédiablement sa nature.

 

Le Nibbâna est l'extinction, l'arrêt du monde phénoménal, celui de la matière, des perceptions, des sensations, des formations du mental et de la conscience. Chose unique, pourtant constituant de l'univers.

 

Lorsque l'on parle de l'éveil il y a une chose importante à connaître: Les Bouddhas sont des êtres à part.
Les très nombreux êtres totalement éveillés du temps de bouddha, ainsi que ceux de notre époque, moindres, ne sont pas des Bouddhas, ce sont des Arahant, des méritants, ultime stade sur la voie de la libération.
Ils ont complètement éliminé les souillures, complètement déraciné la haine, le désir, et l'ignorance. Ils peuvent s'absorber longtemps en Nibbâna et à la fin de leur vie s'éteindront en Parinibbâna, mais ce ne sont pas des bouddhas.
Les bouddhas ont l'omniscience, que n'ont pas les arahants.

Les futurs Bouddhas sont des êtres qui, croisant la route d'un Bouddha, font le voeux de devenir eux même Bouddha. Ils developpent ensuite durant un temps extrèmemment long, durant de très nombreuses vies, des actes méritoires qui les conduisent à accomplir l'état de Bouddha. Ces êtres, très rares, sont les seuls capables d'enseigner le Dhamma.
Il existe d'ailleurs des Bouddhas solitaires qui n'enseignent pas.

On appelle la maturité dans le developpement et l'accomplissement d'actes méritoires des parami.
Il y a dix parami que le futur Bouddha accomplit: la générosité, la vertu, le renoncement de la vie en société, la sagesse, l'effort, la patience, la vérité, la détermination, la bienveillance et l'équanimité. 

Il existe 32 caractéristiques physique propre à un Bouddha, ce sont bien des êtres à part. Nous ne pourrons pas devenir des Bouddha, mais l'état d'arahant est possible.
Nous avons tous la nature de Bouddha, cela ne veut rien dire;
nous pouvons tous nous entrainer pour entrer dans le courant, voilà qui est plus concret.

Ou sont les éveillés?
Je n'en connais pas mais...j'ai ouie dire qu'ils n'écrivent pas de livre, ne font pas de conférence, ni d'enseignement ésotérique payant. Ni leur corps ni leur esprit ne connaissent la corruption.
Ils vivent les préceptes de Bouddha quelquepart là où il reste des forêts et des villages aux alentours pour leur repas d'avant midi.
Qui serait les reconnaître?....

Par Pierre Langlais - Publié dans : dhammapiti
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Lundi 10 janvier 2005 1 10 /01 /2005 00:00

 

L'Arahant : Le méritant.

Dernier stade d'évolution sur la voie de la libération.

Les Arahant ont complètement éliminé les souillures du mental. Ils ont déraciné l'aversion, le désir et l'ignorance.

Ils sont pleinement délivré de la soif insatiable (Tanha), origine de la souffrance.

C'est le but des enseignements du Bouddha. Les Arahants ne "créent" plus de Kamma, à leur mort ils s'éteindront en Parinibbâna et sortiront du cycle du samsâra.

 

 

Voici un moine Birman de la tradition Théravada (l'école des anciens).

On peut supposer que c'est un Ariya (être noble), on peut supposer que c'est un Arahant (être pleinement libéré).

La seule et unique voie menant à la libération totale est le Dhamma original du Bouddha, tradition préservée au Myanmar.

C'est alors un homme pleinemment éveillé qui est assis sur cette photo. Il peut enrter dans la paix suprême, dans le Nibbâna.

Aucune richesse n'est supérieure, aucun bonheur n'est comparable à son entière réalisation.

Il a suivi la voie (magga), il a suivi le chemin de Bouddha, 2500 ans après son premier enseignement, et a trouvé l'éveil.

Il a observé les préceptes des moines (les Bikkhus): S'abstenir de tuer les êtres vivants, s'abstenir de mentir, s'abstenir de voler, s'abstenir de relations sexuelles, s'abstenir de boire de l'alcool, de consommer des drogues, s'abstenir de manger après midi, s'abstenir de danser, chanter, jouer, écouter des spectacles, s'abstenir de toucher de l'argent, s'abstenir de siège et lit luxueux.

Il a développé le don (Dana), vertu (Sila), la concentration (Bhavana), l'attention (Satipattana) et la connaissance transcendante (Panna).

Puis par Vipassana, l'observation et la connaissance des caractéristiques de tous les phénomènes (impermanence, insatisfaction et non existence propre des choses), il a atteint le Nibbâna, la cessation, la vérité ultime du Dhamma.

 

 

*

 

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez-pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le Nibbâna."

 

"Celui qui révère ceux qui sont dignes de révèrence, que ce soit les Bouddhas ou les diciples, celui qui a surmonté les passions et s'est débarassé du chagrin et des lamentations, celui qui révère de tels êtres de paix et sans peur, son mérite ne peut être mesuré comme tel et tel, par qui que ce soit."

 

"Ayant gouté la saveur de la parfaite retraite et de la paix, il est sans chagrin ni tache, savourant le goût de la haute joie du Dhamma."

 

*

 D h a m m a p i t i  

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Mardi 11 janvier 2005 2 11 /01 /2005 00:00

Les normes et le Dhamma.

                                          Le Dhamma est la norme.

 

Il y a des nombreuses normes qui définissent et cadrent  l'existence des êtres humains. Il existe la norme physique, la norme climatique, la norme scientifique, la norme astrophysique, la norme sociologique, la norme méthaphysique, la norme énergétique,  la norme psychologique, la norme économique. Le pouvoir de ces normes conditionnent et limitent nos libertés.

 

Le Dhamma est la norme, la nature des phénomènes qui sont soumis à l'impermanence, l'insatisfaction, la non existence propre des choses. L'univers est constitué de Réalités absolues (Paramattha), au nombre de quatre. Ainsi on trouve la conscience, les états du mental, la matière, et l'objet épargné par anicca (l'impermanence), dukkha (la souffrance), et anatta (le non-soi), c'est le nibbâna. 

 

L'esprit des humains est soumis à la même impermanence. L'esprit est en permanence inconstant, il virevolte, il passe sans arrêt du bonheur au malheur, du chaud au froid. Il faut saisir la nature des choses et petit à petit modeler et rendre l'esprit attentif. L'esprit attentif observe et connaît la vrai nature des phénomènes. La clé du dhamma est la patience.

 

 

 

 

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Mercredi 12 janvier 2005 3 12 /01 /2005 00:00

Dukkha - la souffrance, l'insatisfaction

La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance. Le chagrin, la peine, les lamentations, la douleur, l'affliction, et le désespoir sont souffrance, être uni avec ce que l'on n'aime pas ou ce qui déplaît est souffrance, être séparé de ce que l'on aime ou de ce qui plaît est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. Les 5 agrégats d'attachements sont souffrance. Ceci est la première noble vérité de Dukkha.

L'ignorance, l'aversion et le désir sont sources de souffrance.

 

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Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /2005 00:00

 

Le sommet "mondial" Bouddhiste s'est tenu à Rangoon au Myanmar (Birmanie), en Décembre 2004. Le peuple Birman ne sait pas si ce sera bénéfique ou non au Bouddhisme. Ce colloque accueillait de nombreux moines s'étant rendu en Birmanie, représantant près de 17 pays. Les birmans furent très surpris d'entendre le chef de la junte militaire, le général Than Shwe, et le premier ministre, le général Soe Win, exprimer des messages de paix et dénonciation des crimes de part le monde.

Le général Than Shwe s'exprima ainsi  :"Le monde est témoin d'un grand nombre de conflits et de crimes. Tous ces méfaits résultent de l'avidité (lobha), de la haine (dosa), et de l'ignorance (moha). Nous devons débarrasser le monde de ses racines du mal et semer les racines de la bonne volonté, de la tolérance, de la bonté, de l'altruisme pour la paix et la prospérité."

Pour les birmans qui endurent et subissent le régime de ces mauvais dirigeants autoritaires chaque jour, il a été très difficile de croire à ce qu'à dit le général, qui s'apparente plus à une blague.

"Qui cause l'avidité, la haine et l'ignorance en Birmanie... Qui est la cause des problèmes inutiles et des souffrances pour le peuple Birman..?" A demandé un habitant en colère de Rangoon. Beaucoup de Birmans pensent aussi que les racines de tous les maux proviennent de la junte militaire.  

 

Traduit de l'anglais.

 

 

Liens en anglais:

 

http://english.dvb.no/photos.php

 

http://english.dvb.no/keyword_search.php?keyword=Buddhist

Myanmar (Burma) is home to more than 40 million Buddhists. More important, Myanmar is the land of 400,000 Theravada Buddhist monks engaged in pariyatti, paripatti and pariveda. Myanmar hosted the Fifth Buddhist Council in Mandalay during King Mindon's reign and Sixth Buddhist Council in Yangon (Rangoon) at the World Peace Pagoda (KabaAye) Cave from 1954 - 56.

http://www.irrawaddy.org/aviewer.asp?a=4190&z=24

Par Pierre Langlais - Publié dans : dhammapiti
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Mardi 18 janvier 2005 2 18 /01 /2005 00:00

 

Un livre nommé "Etre bouddhiste en France aujourd'hui", présente bien l'aspect des choses et après avoir expliqué les différentes écoles, interviewe uniquement des personnes, de la tradition tibetaine, zen et de la Sokka gakkai!

 

(Note: la Sokkai gakkai est une organisation finançière, politique et religieuse, ayant des fidèles aux quatres coins du monde; Ses dirigeants sont Japonais, leur "bouddhisme" réformé prend comme référence Nichiren, moine japonais du XIIIeme siècle. Cette organisation s'apparente à une secte parlant de Bouddhisme mais n'en connaissant pas le rôle ni la valeur.)

http://www.antisectes.net/sokka.htm

 

Comme d'habitude, on demande l'avis des hérétiques, et pas celui des disciples de Bouddha. Toutefois et fort malheureusement, l'arbre se pourrit aussi de l'intérieur, car une proportions inquiétante de moines "théravada" demeurant totalement ignorants de l'enseignement d'origine (par absence de pratique de la discipline monastique et de pratique méditative) le dénaturent en le mélangeant avec des éléments contradictoires. Ceux-là ne savent plus faire autre chose qu'entretenir les gens dans des superstitions diverses ; ils n'ont rien à faire dans le samgha.

Le Théravada étant assez simple, représenté surtout par les asiatiques du sud-est, dans une première phase, avec des rites pratiquement absents, on en fait vite le tour. (Réf. au livre "Etre bouddhiste aujourd'hui en France)

 

Si vous croyez cela, ça prouve bien que vous ne connaissez rien du tout de l'enseignement de Bouddha d'origine (c'est-à-dire celui du théravada). Cet enseignement est d'une incroyable richesse et très rares sont ceux qui parviennent à le connaître en grande partie. Outre les trois corbeilles du tipitaka (déjà un vrai trésoir en soi), il existe d'innombrables commentaires reconnus qui constituent une aide très précieuse pour nous aider à comprendre en profondeur les points les plus délicats de cet enseignement.

Et le bouddhisme Tibétain avec tous ces pratiquants et prenant en compte plusieurs traditions (théravada, mahayana, tantra) il y a forcement beaucoup plus a dire. (Réf. au livre)

 

Il y en a qui parlent beaucoup, mais qui ne pratiquent pas beaucoup (ni la générosité, ni la vertu, ni le détachement, ni la concentration, ni l'établissement de l'attention).

 

Il est interressant de savoir que l'on passe du bouddhisme en France a un bouddhisme francais.
En fait le B.tibétain est representé non seulement par un Dalai lama porte parole, mais aussi par des lamas et des visites de rinpoché en France.

 

Bouddha disait qu'un jour, des individus s'approprieraient son enseignement en le transformant totalement, en l'utilisant à des fins vaniteuses. Ces "fous", comme il les appelait, connaîtront des enfers infiniment plus douloureux que les grands assassins, car ils entraînent des foules dans des croyances erronées pour un très grand nombre d'existences, les conduisant ainsi à expérimenter des conditions très pénibles durant des temps très longs. Ces Rinpochés (pour ne citer qu'eux) correspondent tout à fait à la description que Bouddha donnait de ces "maître religieux fous".

Il propose (le Bouddhisme Tibétain) une vision complexe, et l'exil des maitres a permis une implantation ici.
Ceci disent que la roue du Dhamma tourne et s'adapte selon les lieux et les temps, il en est ainsi.

 

Ceux-ci sont très habiles pour détourner l'enseignement de Bouddha de sorte à l'adapter à leur salade. La roue du dhamma demeure la même, c'est aux êtres de s'y adapter s'ils souhaitent se délivrer des conditions misérables et sans fin du cycle des existences.

 

J'ai bien lu sur votre site que les moines apporterons la fin du bouddhisme.
Mais ici ils apportent d'abord le bouddhisme, c'est ce que les gens voient.

 

Ce ne sont que des apparences ; ces moines n'apportent rien de l'enseignement de Bouddha.
De nos jours, nous avons encore la chance extraordinaire de disposer de la parole de Bouddha telle quelle. Je n'arrive vraiment pas à comprendre pourquoi si rares sont les gens qui étudient cet enseignement à sa source et si nombreux sont ceux qui font aveuglément confiance aux enseignements délivrés par des individus totalement ignorants, confus, dépourvus de toute sagesse, voire de toute vertu.

Permettez-moi de vous recommander vivement de vous intéresser à l'enseignement de Bouddha en tenant compte de sa source, et bien entendu, de le mettre en pratique avec sérieux et effort, en suivant des instructions qui soient en accord juste avec ce que Bouddha a lui-même dit.

Je vous adresse mes meilleurs vœux de succès, de bonheur et de paix.

Dhamma Sãmi

 

Le fait est que le Theravada est trop vite présenté, de manière générale dans les ouvrages sur ce thème. Et comme on le pense a la base des autres écoles, il est apparemment "moins riche", puisque les écoles l'ont developpé.

 

L'enseignement de Bouddha n'a pas être développé. Il est parfait tel quel. Si Bouddha n'a pas estimé nécessaire d'en dire plus, ça n'est pas un hasard. Il a délivré tout ce qui était nécessaire pour parvenir à la Libération. Pourquoi vouloir chercher ailleurs ? Pourquoi vouloir suivre l'enseignement d'êtres qui, tout sages sont-ils, ne lui arriveront jamais à la cheville ? Si seulement ces écoles s'étaient contentées de "développer" cet enseignement, ça passerait encore. Le problème, c'est qu'elles ont fait l'impasse sur l'essentiel, elles ont substitué le cœur de cet enseignement par des vues complètement erronées.

Je comprend trés bien lorsque vous dites qu'il ne faut rien enlever ni rajouter à cet enseignement.

 

Par conséquent, vous comprenez que l'enseignement de Bouddha dont on a supprimé ou ajouté des éléments n'est plus l'enseignement de Bouddha.

Je précise quand même que toutes les écoles sont présentées comme n'ayant quasiment aucune "difference doctrinale".

 

C'est ce que eux prétendent. Cependant, tout connaisseur de l'enseignement du théravada vous affirmera que ces écoles sont totalement différentes du théravada, hormis dans les apparences, encore que. Leur méthodes de méditation (pour ne parler que de cela) est diamétrallement opposée à celle présentée par Bouddha lui-même. Elles ne peuvent nullement conduire à nibbãna, car la vision directe de la réalité – par l'établissement de l'attention – y est absente (en tout cas la manière juste de l'appliquer). En outre, ces écoles divergentes négligent complètement la discipline monastique, prétendant que cela a été établi pour les idiots (donc Bouddha était le premier des idiots puisque il était le premier à s'y appliquer !) Il faut savoir que la discipline (une conduite vertueuse en tout points) constitue une base absolument indispensable au développement de la sagesse. Nous avons donc là des différences de taille, me semble-t-il.

La vision que j'ai, peut être celle d'une pureté originale dans le "vrai" Theravada.
Telle une lignee inninterrompue d'un enseignement gardé purement et intègrement.
Ainsi est ce bien décrit?

 

Oui.

 

Dans ce cas vous faut il vous accrocher et défendre cet enseignement?
Il n'y a justement rien à défendre puisque c'est parfait, il n'y a pas de faille.

 

Cet enseignement est le seul permettant aux êtres de se délivrer du cycle des existences. Il est en bonne voie de disparition. D'ici moins de temps qu'on ne peut l'imaginer sans doute, on continuera encore de parler de "Bouddha", de "dhamma", de "kamma", de "nibbãna", etc., mais il n'y aura plus un seul individu capable de guider qui que ce soit sur la voie.

 

Est ce que c'est une tendance générale du Theravada de défendre la loi?

 

L'idée n'est pas d'investir du temps et de l'énergie à la défense de quoi que ce soit, mais simplement de rendre voyants les aveugles et d'inciter chacun à suivre la voie juste, celle qui mène à la Paix, et si possible, jusqu'au succès.

 

C'est une dispute d'école vu de l'extèrieur.

 

Je ne cherche pas à me quereller (j'ai mieux à faire), mais je voudrais seulement aider les être à ouvrir les yeux. J'avoue être particulièrement surpris de la puissance de l'aveuglement qui règne dans notre monde.

 

D'autre part, vous insistez sur le fait que ces autres écoles sont quasiment des ennemis de l'enseignement original.

 

Exactement ; elles contribuent on ne plus activement au développement de la confusion et à écarter les être de la voie juste en leur laissant croire que l'enseignement d'origine est mauvais, car (soit-disant)  réservé aux imbéciles, et j'en passe et des meilleures !

 

D'après ce que vous dites on se demande très simplement si vous connaissez bien ces écoles et leurs actions et si vous pensez réellement qu'elles soient toutes sincèrement malhonnêtes?

 

Je ne connais que très peu ces écoles, mais bien suffisamment ! Je pense que la plupart des maîtres religieux de ces écoles sont très sincères, et c'est bien là le problème : ils sont totalement aveuglés par leur ignorance et en sont les premières victimes.

Si tel était le cas, il est clair que ce serait une imposture.
Mais la sagesse nous apprend a accepter le monde tel qu'il est, et la compassion à comprendre les souffrances, n'est ce pas?!

 

Je suis parfaitement d'accord avec ce point, mais c'est là tout autre chose.

 

 

 

"Sur l'arbre du theravada, les bouddhismes tibetain et zen ne sont que des champignons et des mauvaises herbes qui sont en train de le tuer completement. Comme ils prennent la forme de l'abre, on les prend pour l'arbre."

Il est si étrange qu'une doctrine essentiellement bonne et libératrice des souffrances, engendre une "excroissance" qui telle une maladie la ronge et la fait disparaitre.

 

Les écoles qui s'appuient sur des croyances erronées prennent leurs racines dans l'ignorance, pas dans l'enseignement de Bouddha.

Il est vrai que en tant que bouddhiste, ou simplement en tant que personne prennant refuge, on immagine mal les sanghas opposées, ne pouvant s'entendre et communiquer.

 

La désignation "samgha" ne concerne que les disciples de Bouddha. Bouddha disait que les membres du samgha demeureront toujours en parfait accord tant qu'ils s'appuieront sur ce qu'il a établi (le vinaya, les discours, l'abhidhamma). Il précisa bien que si deux communautés sont en désacord, c'est que l'une des deux est forcément dans l'erreur. Il dit aussi que lorsqu'il y a des ariya (individus ayant réalisé nibbãna) dans deux communautés, ces dernières ne peuvent qu'être en parfait accord, en tous points.

Pensez vous que ces rinpoché soient conscients de ce que vous leur reprochez, leur manque de sagesse, vertu, détachement, générosité....?

 

(La réponse à cette question est incluse plus haut). Bien souvent, plus on est ignorant et plus l'on croit tout mieux savoir que les autres.

Excusez ma naiveté. C'est un probleme délicat et si je vous dit cela c'est qu'il ne s'agit pas des "bouddhsimes" mais il s'agit du Dhamma.

 

Bien sûr qu'il s'agit là d'un problème délicat. Je vous en prie, vous n'avez pas à vous excuser de quoi que ce soit.

Ceci dit, tel que vous me le recommendez, je puiserai a la source, d'ailleurs j'aime naturellement les sources.
Il m'est arrive une fois a partir d'une riviere de montagne des Alpes, de remonter jusqu'a la source, et figurez vous, il se trouvait que c'etaient des sources, l'eau sortant d'ici et la, le sol tout impregné d'eau.
Mon meilleur souvenir de source est celui du bord du lac Hovsgöl en Mongolie.
Son eau est parmi les plus pures du monde. L'eau sortait telle un ruisseau de la montagne pour aller grossir le lac, avec une fraicheur de glace. La boire etait "divin".

 

Vous me donnez bien envie de partir à la découverte de ces sources, et de vivre en ces lieux de contemplation et d'eau fraîche !

Je vous souhaite une bonne retraite et un bon voyage en Suisse.

 

Merci beaucoup, je souhaite à mon tour un grand succès dans vos entreprises, et un maximum de tranquilité !

Dhamma Sãmi

 

 

 

 

 

 

Genève, le 28 août 2004

"Toute perception est realité" vous semble il opposé à la voie du Bouddha?

 

Oui, tout ce qui constitue la réalité, c'est ce que nous percevons.

La "realité" peut être humaine, comme non humaine, la connaissance, intuitive, basée sur l'experience, sur des preuves scientifiques... La vie reste un grand mystère!

 

Pour celui qui développe vipassanã jusqu'au bout, la vie n'est plus un mystère. La réalité n'est ni humaine, ni non humaine, elle se constitue juste d'un ensemble de phénomènes, perçus par les êtres (humains ou non) par leurs sens. Seul le satipatthãna (l'établissement de l'attention, ayant pour conséquence le développement de la vision directe) nous permet.de développer la compréhension juste de la réalité.

L'ideal pour chacun pourrait etre de trouver la pleine liberte dans les contraintes fixees
par sa vie, une methode, une voie, ....

Pour celui qui parvient à se libérer de ses impuretés mentales, il n'y a plus de contrainte. Pour y arriver, il n'y a qu'une seule voie possible : celle du satipatthãna.


Considerez vous la vie laique comme un emprisonnement?

 

La vie tout court ! Laïc ou moine, nous sommes tous emprisonnés (par nos souillures) ! Seul l'arahanta n'est plus en prison ; il s'est libéré. Disons toutefois que la vie monastique permet de réduire les contraintes, et de bénéficier des meilleures conditions pour se consacrer pleinement à la voie qui mène à la libération. C'est comme la navigation en mer. Un pâtissier peut s'y adonner lors de chacun de ses congés, mais un marin peut s'y consacrer pleinement.


 

      " il est utopique d'esperer atteindre l'eveil sans mettre en pratique les instructions d'un  bouddha. "

Pourtant Bouddha lui y est arrive! C'est un cas rare d'accord.

 

Oui, car il a suivi (une formation, allais-je dire) un entraînement particulier très intensif et extrêmement long, dans ce but. Il a développé des parami spéciales pour l'y préparer. "En dehors d'un Bouddha", ai-je oublié de préciser, personne n'est capable de parvenir à l'éveil par lui-même. À propos de ce parcours exceptionnel, tout est détaillé dans le livre "La vie de Bouddha et de ses principaux disciples" que je vous apporterai au cas où je passe par Arles.


Mais J'ai la conviction qu'il y a eut un grand nombre de personnes qui ont atteind des stades de réalisation équivalent à l'eveil avec des méthodes "autres" ou justes, ces moyens ayant eut les mêmes effets que celle de "la perception directe de la réalité."

Ce n'est qu'une conviction, rien d'autre qu'une conviction. L'éveil est une chose si subtile. Combien de maîtres religieux sont-ils intimement persuadés d'avoir fait l'expérience de l'éveil alors qu'ils n'ont eu qu'une minuscule expérience dont les effets leurs sont parus pourtant si puissants ! À ce sujet, il y a un dialogue très intéressant entre Bouddha et un brahma persuadé d'être pleinement en nibbãna, mais aussi d'avoir créé l'univers ! Ce dialogue constitue un chapitre du livre "La vie de Bouddha et de ses principaux disciples" aussi.

Veuillez recevoir mes meilleures pensées ! Si elles ne vous parviennent pas complètement, pensez à mettre à jour votre logiciel de télépathie.    :o)

Dhamma Sãmi



 

 

Je remercie le Vénérable Dhamma Sâmi pour ce don inestimable du Dhamma, je le remercie pour ses visites bénéfiques lorsqu'il était en France, je lui souhaite d'être heureux comme l'est "un poisson quittant son bocal pour rejoindre l'océan"!

 

Par Pierre Langlais - Publié dans : dhammapiti
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Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

Dhammapada

 

 

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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