Nibbâna est patience

Publié le par Langlais

La patience est nécessaire pour comprendre ce que cela peut être, le Nibbâna. La patience est nécessaire pour réaliser, avec développement de l'attention de la vipassana, la cessation.

La patience est l'alliée qui aide à se détacher des concepts et des croyances ancrés dans le mental, la patience est l'alliée qui aide à s'établir point après point dans la sérénité de la vertu. 

La patience est la simplicité de la voie. La patience est l'outil qui permet l'apprentissage de la réussite, c'est la clé qui ouvre la porte de sortie vers Nibbâna.

Les bhikkhu qui s'exercent -et qui ont réalisé Nibbâna- sont capables d'enseigner correctement le moyen d'y parvenir et démontrent que c'est le but légitime réalisable. Cet enseignement permet à ceux qui se questionnent de dissiper leurs doutes.

Extrait d' "Enseignements sur Vipassana" du vénérable Jatilà:





"Si un yogí contemple les phénomènes physiques et mentaux de façon ininterrompue, dès l'instant du réveil, jusqu'à celui qui précède le sommeil, en notant le mouvement de gonflement et de dégonflement de l'abdomen pendant l'assise, le mouvement des pas en marchant, le mouvement des gestes durant les activités, les sons qu'il entend, les odeurs, les goûts, les touchers, les douleurs, les pensées, etc., en s'efforçant d'appliquer l'attention sans manquer un instant, sera amené un jour à constater que non seulement il n'y a plus un seul objet à noter, mais qu'il n'y a même plus de conscience non plus. Une telle expérience est appelée la réalisation de nibbána.

Que vient à connaître le yogí au moment de la réalisation de nibbána ? Il connaît sa caractéristique, sa fonction et sa manifestation :

1. La caractéristique : Le yogí peut reconnaître la réalisation de nibbána par la caractéristique de paix et de cessation des phénomènes physiques et mentaux. Cela n'est pas le sommeil, ni une perte de conscience, ni la mort. Certains pensent que des symptômes tels qu'une violente vibration du corps ou une secousse qui les fait tomber caractérisent nibbána. Cette vue est totalement erronée.

2. La fonction : nibbána a la vertu de protéger parfaitement le corps de tout dommage. Le mental est totalement calme et son ardeur est complètement éveillée. Que le corps soit assis ou debout, il demeure immobile, droit, gracieux, composé. Il ne se courbe pas, il ne se balance pas et ne tombe pas.

3. La manifestation : Au moment de l'expérience de nibbána, le yogí ne sera pas conscient de son corps ; ni de sa forme, ni de sa vision, ni de sa silhouette. L'apparition et la disparition des náma et des rúpa ont cessé ensemble. Tout est devenu paisible, tous les mouvements, toutes les visions et toutes les silhouettes ont disparu. Tels sont les symptômes de nibbána.

Comment le yogí doit-il s'efforcer pour accomplir la réalisation de nibbána ? Bouddha a dit : « Ô moines ! Pour réaliser magga et phala (le chemin et le fruit), le bhikkhu (le yogí) doit s'entraîner au satipatthána vipassaná bhávaná, car cela est la seule voie qui mène à la réalisation de nibbána. » Ainsi, chaque yogí doit contempler le mouvement des pas durant la marche, le mouvement de l'abdomen durant l'assise, les sons, les objets tactiles, les objets mentaux, etc. de façon soutenue et ininterrompue, jusqu'à ce que la cessation de tous les phénomènes physiques et mentaux soit réalisée. Le yogí ne devrait jamais abandonner son entraînement tant qu'il n'est pas parvenu à cette cessation des náma et des rúpa, car cela constitue l'unique moyen de réaliser magga et phala, le chemin et le fruit, qu'est nibbána."

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Publié dans dhammapiti

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