Les disciples
« Le Bienheureux dit : « Ô bhikkhus, je vous enseignerai les sept conditions de non-déchéance. Ecoutez bien, soyez attentifs. Je vais parler. »
« Oui, vénéré », répondirent ces bhikkhus.
Le Bienheureux dit : « Ô bhikkhus, aussi longtemps que les bhikkhus se réuniront, et se réuniront bien souvent, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps que les bhikkhus se réuniront en concorde, se disperseront en concorde et effectueront les travaux de leur communauté en concorde, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps que les bhikkhus révéreront, vénéreront, respecterons et rendront hommage aux anciens bhikkhus qui sont arrivés à la vie de renoncement depuis longtemps, aux pères de la communauté, aux co-dirigeants de la communauté, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps que les bhikkhus ne se laisserons pas dominer par la « soif » d’existence qui produit la re-existence et le redevenir, aussi longtemps, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps que les bhikkhus se contenterons de vivre dans les résidences forestières, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps que les bhikkhus tenterons de vivre avec attention et maîtrise de la pensée en espérant que les coreligionnaires vertueux puissent venir chez eux dans l’avenir et que les coreligionnaires vertueux qui sont déjà chez eux puissent vivre à l’aise, les bhikkhus connaîtront le progrès et non la décadence.
Aussi longtemps, ô bhikkhus, que ces sept conditions de non-déchéance existerons chez les bhikkhus, aussi longtemps que ces conditions de non-déchéances seront bien gardées par les bhikkhus, ils connaîtront le progrès et non la décadence. »
(…)
Le Bienheureux dit : « Quels sont, ô bhikkhus, les points doctrinaux que j’ai enseignés, les sachant moi-même par la connaissance spécifique, et que vous devriez, les ayant appris, pratiquer, cultiver, développer, de sorte que cette Conduite sublime soit durable, qu’elle puisse demeurer longtemps pour le profit de beaucoup de gens, pour le bonheur de beaucoup de gens, par compassion pour le monde, dans l’intérêt, pour le profit, pour le bonheur des dieux et des êtres humains ? Ce sont, les quatre bases de l’attention, les quatre efforts corrects, les quatre bases de puissance surnaturelle, les cinq facultés, les cinq forces et les sept facteurs d’Eveil et les huit membres de
*Les quatre bases de l’attention (cattârô satipatthânâ) : 1. Demeurer en observant le corps selon le fonctionnement du corps ; 2. demeurer en observant les sensations selon le fonctionnement des sensations ; 3. demeurer en observant la pensée selon le fonctionnement de la pensée ; 4. demeurer en observant les objets mentaux selon le fonctionnement des objets mentaux.
*Les quatre efforts corrects (sammappadhâna) : 1. samvara : l’effort d’éviter les états mauvais qui ne se sont pas encore produits ; 2. pahâna : l’effort de maîtriser les états mauvais qui se sont déjà produits ; 3. bhâvanâ : l’effort de développer les états mentaux bons que l’on a déjà acquis ; 4. anurakkhanâ : l’effort de maintenir les états mentaux bons que l’on a déjà acquis.
*Les cinq facultés (panca indriya) : saddhâ (confiance sereine), viriya (effort), sati (vigilance), samâdhi (concentration mentale) et pannâ (haute sagesse).
*Les sept facteurs d’éveil (satta bojjhanga) : sati (vigilance), dhamma-vicaya (analyse des choses), viriya (effort), pîti (joie), passaddhi (sérénité), samâdhi (concentration mentale), upekkhâ (équanimité).
* Les huit éléments de
« Le Bienheureux s’adressa à l’Ayasmanta Ananda et dit : « Il est possible, ô Ananda, que cette idée vous vienne : « La parole du maître est une chose du passé. Nous n’avons plus de maître ». Ô Ananda, cela ne doit pas être vu ainsi. Il y a une doctrine enseignée et une discipline établie. Après mon départ, cette doctrine et cette discipline deviennent votre maître. »
Extraits du Mahâ-Parinibbâna-sutta , "le dernier voyage du Bouddha" de Môhan Wijayaratna.
Amis disciples, amis du Dhamma, allez confiant sur le sentier. Aussitôt sîla (vertu, moralité) établie, vous êtes en chemin, déjà plus fort et prêt à développer attention, compréhension, patience, joie, compassion, chaque jour un peu plus.
Amitiés, respects et encouragements à tous ceux qui, par le Dhamma, se trouvent réconfortés ; à tous ceux qui, du Dhamma -quelque soit leur tradition- se sentent proche ; à tous ceux qui, par le Dhamma, cheminent en écartant un à un les voiles de l’ignorance.