Au côté du Dhamma

Publié le par Langlais Pierre



Vivre au côté du Dhamma.

 


Au fur et à mesure que notre attention demeure au côté du Dhamma, nous nous rendons compte combien le refuge est un lieu sur.

C’est, en réalité, l’unique refuge valable dans ce monde. Pourquoi ? Car en tant que créatures humaines -chanceuses parmi toutes les créatures- nous vivons là où il n’y a aucune constance. Et où que nous allions, nulle part la constance ne sera trouvée, quoi que nous fassions jamais nous ne maintiendrons un quelconque état de bonheur. Et ceci jusqu’à l’expérience de nibbâna, la cessation de la souffrance.

 

         Il se peut qu’en prenant refuge nous voulions accomplir l’aspect spirituel de notre être. La vie n’étant qu’une mise en scène, il faudra briser les chimères qui s’accumulent dans notre âme. Prendre les aspects repoussant du corps n’est par exemple pas pessimiste, mais seulement réaliste. Voir la « dure » réalité, comme la « belle », telle qu’elle est, voilà ce à quoi nous tiennent les quatre Nobles Vérités.

 

En prenant refuge nous acceptons l’intérêt de l’honnêteté au travers des cinq préceptes. Les cinq préceptes sont les déclencheurs du discernement. La croissance de nos facultés, et la possibilité de faire éclore notre compréhension seront leurs résultats. En poursuivant d'une façon neutre, nous saisirons le silence dans la connaissance.

 

S’appliquer dans le Dhamma est un intérêt vital pour qui souhaite arrêter complètement la souffrance et le ressentiment. Distinguer ce qui est bénéfique de ce qui ne n’est pas, boire à la source de l’Enseignement, affiner les facultés de la méditation, trouver le bonheur dans les gestes simples et quotidiens du Dhamma, tous ceci sont les moteurs et les fruits du mode de vie Bouddhique.

 

Avec le temps la dimension à laquelle nous aspirons prend réellement forme, cette forme nous demande de nous oublier. Plus nous nous attachons au bonheur, plus la douleur et la souffrance nous suivent. Celles-ci vont croissantes vers la vieillesse si les constructions mentales sont toujours actives.

 

Lorsque le refuge, dans un temps privilégié, nous permet d’accéder à la concentration, il nous prive de nos repères mais nous protège de notre incessant bruit intérieur. C’est comme trouver un abri dans une nuit de tempête et d’orages. Le seul abri, digne et Noble.

 

Permettons-nous de prendre refuge dans le triple joyau. En Bouddha -le Bienheureux découvreur de la Loi, le Dhamma -la doctrine du seigneur menant au nibbâna, le Sangha -les Nobles disciples véhiculant le Dhamma. En vivant au côté du Dhamma, celui-ci n’est plus extérieur et ne demande plus de preuve : Il devient intérieur, et son évidence se lie avec sa pratique.


 


 

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Publié dans dhammapiti

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R
De rien. Au plaisir :)
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P
En effet, merci beaucoup. Un reportage sur Bouddha inspiré.Pierre
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R
Cela vous interessera surement : http://paris4philo.over-blog.org/article-5404302.html
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