Sortir des croyances -4

Publié le par Langlais Pierre

 

 

Si l’on accorde sa confiance à une personne, c’est un engagement que nous prenons avec le cœur pour guide. L’enseignement de Bouddha, dans sa plus pure forme, (celle qui nous intéresse) demande tout d’abord aux disciples de purifier leur cœur en bannissant les actes défavorables. Il est possible de se purifier par rapport aux actes défavorables que nous savons dans un premier temps néfastes (la drogue, le mensonge, …), puis par rapport à des actes que nous allons découvrir comme néfastes alors qu’ils ne nous paraissaient pas néfastes auparavant (ne pas être vigilant, avoir de mauvaises pensées, …) Nous accordons notre confiance envers cet enseignement qui nous offre déjà un grand signe de son efficace simplicité, le cœur rendu un peu plus clair par la pratique, chacun peux dire « ça marche » ! Mon ami philosophe dirait « empirique ». Il existe cependant dans le Dhamma des théories, qui peuvent être vérifiées par l’expérience, un peu plus loin dans le cheminement. Par exemple, le cycle de renaissances est une « théorie », comme l’est celle qui dit que « rien ne subsiste après la mort » ou « la conscience subsiste à l’infini ».

 

 

La première « Noble vérité », la « vérité de la souffrance » se comprend par l’insatisfaction. L’insatisfaction continuelle dues aux 5 agrégats d’attachement (panca khanda upâdâna), observée avec la vision vipassana, est l’expérience qui fait réaliser la « Noble vérité de la souffrance ». Quand le coeur purifié (ou y voyant déjà plus clair) prend confiance en le Dhamma, c'est que le disciple a vu une partie du noble sentier, et ses actes prennent l'ampleur de la responsabilité du Kamma, de la cause et de l'effet de l'action personnelle.

 

 Trop orgueilleux, les hommes ne se rendent pas compte qu’il n’y que très peu de chose que nous pouvons, à notre échelle, contrôler. Ce peu de chose, nous devons vraiment en prendre soin. Ceux qui ont rêvé du pouvoir nous montre comment les comportements extrêmes peuvent engendrer la destruction (guerre, guerre économique, extrémisme, ...) Bouddha enseigne la voie « du centre », une voie modérée qui fixe comme objectif l’élimination des impuretés mentales. C’est une voie qui mène loin, mais d’une façon modérée. Le kamma, à travers la compréhension que nous en avons, permet de privilégier les actes bénéfiques, à notre niveau d’abord, et au niveau transcendantal (par les vies à venir), il l'est l’illustrateur du Dhamma.  

 

Cette foi, cette croyance, c’est Saddha, en Pali. Les deux formes de compréhensions complémentaires, l'une basée sur l'expérience et l'autre sur une théorie "fondatrice", se mèlent pour une vision plus empreinte de compréhension. L'aspect rassurant dans les enseignements de Bouddha, c'est "l'extrême" logique.

 

 

 

 

 

 

 

Publicité

Publié dans dhammapiti

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article