Relier
Bouddhiste ou pas Bouddhiste...
Le terme "Bouddhiste" peut amener des confusions. Il fait référence à une religion, à un système de pensées, à des idéaux, et parfois à des rituels. Il ne s'agit pas de s'enfermer dans un terme, ni dans une croyance. Le radeau sera abandonné lorsqu'il aura servit à traverser la rive. Le "bouddhiste" ne peut prétendre seul à la vérité.
Toutes les religions ont le droit d'être pratiquées dans la dignité, chacun peut, par son coeur, se relier à sa croyance, à Dieu et dans le meilleur des cas à tous les êtres. Le mot "religion" vient de "relier", dans l'acceptation de toute différence, elle devrait être pratiquée. Ceux qui prennent leur "religion" comme unique moyen d'accès à la vérité, à Dieu, ou à la pureté du coeur, sont eux-mêmes prisonniers de leur croyance. Les croyants ne peuvent en aucun cas condammer ceux qu'ils considèrent comme "ignorants" ou "impurs", sans être dans un jugement partial, et s'ils possèdent un peu de sagesse ils doivent savoir que la tolérance, le pardon et la compassion sont les clés du progès spirituel.
Cependant la science de Bouddha n'à rien d'un dogme, sa parole ne sert qu'à un but, la Libération totale face aux fléaux qui sont inhérents à la condition humaine : souffrance, ignorance, désir. Il ne s'agit même plus d'utilité, mais d'élan vital né de la compréhension, d'envol de l'être et de son esprit vers la subtile légèreté, jusqu'à la vérité faîte, la dissolution de son "moi". Nous pouvons trouver le bonheur dans l'acceptation et la réalisation, dans le partage et la concrétisation, équanime face à l'existence des trois caractéristiques : impermanence, insatisfaction et non-soi. Cela est possible, grâce à la vérité de l'arrêt, de la cessation de ces phénomènes et de ceux qui nous ont constitué, les perceptions et les sensations, c'est à dire le nibbana. Ainsi libre de "soi", nous sommes reliés à tous, par la seule réalité des phénomènes.