le sage
“Sabbe sankhara anicca,
Sabbe sankhara dukkha
Sabbe Dhamma anatta”
Lorsque le disciple voit que tous les états conditionnés sont transitoires, que toutes les formations mentales sont sources de souffrance, et que toutes les choses sont sans essence, il perçoit quel sera le but au bout du Noble sentier -Magga-, hors du monde des sens, dans la réalité du nibbana, non conditionné. Lorsqu’il a franchi les premières étapes, qu’il parvient au milieu de la voie, excellente en son début, excellente en son milieu, excellente en sa fin, il comprend qu’il n’y a plus de marche arrière possible. La recherche des plaisirs mondains, la satisfaction des désirs ne pourront plus être à l’ordre du jour. Il a trouvé un refuge sûr dans le Dhamma, la saveur de celui-ci lui suffit ; la joie de la tranquillité, la paix de la conscience l’enveloppent d’une protection qu’il ne pourrait briser. Le Dhamma nourrit le disciple du chemin parcouru, son cœur tend irréversiblement vers la pureté. De cette étape en plus, il connaît le bien suprême, recherche le simple présent, perçoit clairement les 8 manières de progresser simultanément dans magga, et comment éviter les pièges les plus grossiers, à force de les avoir combattu.
« Celui qui, ayant pour force la sagesse, doué de moralité et de bonne conduite, concentrant sa pensée, se plaît aux méditations, attentif, libéré de tout attachement, n’ayant plus ni défaut, ni impureté, celui-là les savants eux-mêmes le considèrent comme un sage. »
« Ayant écouté la parole du Bouddha, le moine doué de sagesse le connaît parfaitement en vérité, il le voit tel qu’il est en réalité. »
« De même que l’oiseau à crête et à gorge bleue n’atteint jamais la vitesse de l’oie sauvage, de même le laïc ne peut égaler le moine, le sage qui médite, solitaire, dans la forêt. »