le quatrième et cinquième concile

Publié le par Pierre Langlais

 

Le quatrième concile s'est tenu à Tambapanni (à Sri Lanka) en 96 avant J.C. sous le règne du Roi Va¥¥agæmani. La raison principale de sa mise en place était due au fait qu'il n'était maintenant plus possible à la majorité des bhikkhu de mémoriser entièrement le tipi¥aka, comme cela avait été le cas autrefois par le Vénérable Mahinda et ceux qui l'avaient suivi peu de temps après.

Par conséquent, comme à cette époque, l'art de l'écriture s'était sensiblement développé, il devenait avantageux et nécessaire de coucher par écrit tout le corps des enseignements de Bouddha. Le Roi Va¥¥agæmani a soutenu l'idée des bhikkhu et un concile a été tenu spécifiquement pour mettre le tipi¥aka en sa totalité par écrit. Ainsi, de sorte que le dhamma puisse être durablement préservé, le Vénérable Mahærakhita et cinq cents bhikkhu ont récité mot à mot la parole de Bouddha, puis les ont écrits sur des feuilles de palme.

Cette entreprise remarquable a eu lieu dans une grotte appelée l'Æloka Lena, située dans la fissure d'un éboulement de terrain antique, près de l'actuelle Matale. Ainsi, le but du concile a été réalisé et la conservation par écrit du dhamma authentique a été assurée. Plus tard, au dix-huitième siècle, le Roi Vijayaræjasiha a obtenu des images de Bouddha créées dans cette grotte.

 

Le cinquième concile a eu lieu à Mandalé, au Myanmar en 1871, sous le règne du Roi Mindon. L'objectif essentiel de cette réunion était la récitation exhaustive de tous les enseignements de Bouddha et de les examiner minutieusement dans le détail, pour voir si l'un d'entre eux aurait été modifié, faussé ou relâché.

Il a été présidé notamment par trois aînés, le mahæthera Jægaræ, le Vénérable Narindæbhidhaja, et le mahæthera Suma¼galasæmi, en présence d'environ deux mille quatre cents bhikkhu. La récitation de l'ensemble du corps du dhamma a duré cinq mois. Le travail de ce concile a également été de rediscuter du tipi¥aka dans son entier et de l'inscrire pour la postérité sur sept cents vingt-neuf plaques de marbre, en l'écriture birmane, après que la récitation ait été terminée, discutée et approuvée à l'unanimité.

Cette tâche monumentale a été réalisée par environ deux mille quatre cents bhikkhu érudits et beaucoup d'artisans habiles. Ils ont logé chaque plaque ainsi gravée dans une pagode miniature (mini maisonnette de pierre, à la fois pour les protéger et pour les mettre en valeur). Elles ont été installées dans un site, sur les terres du Roi Mindon. Dans le site de Kuthodaw, situé au pied de la colline de Mandalé, se dresse encore de nos jours, ce « plus grand livre du monde ».

 

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Publié dans Histoire

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