le sixième concile
Le sixième concile s'est tenu dans la grotte de Kaba Aye (construite pour l'occasion), à Yangon, en 1954, quatre-vingt-trois années après que cinquième concile n'ait été tenu à Mandalé. Il a été commandité par le gouvernement birman, mené par l'honorable premier ministre U Nu. Il a autorisé la construction du Mahæ Pæsæna Gþhæ, la grande grotte, une grotte artificielle très semblable à la grotte de Sattapaññi en Inde, où le premier concile s'était tenu.
Le concile s'est réuni depuis le 17 mai 1954. Comme pour les conciles précédents, son premier objectif était d'affirmer et de préserver l'authenticité du dhamma et du vinaya. Il s'agit du seul concile pour lequel les bhikkhu qui y ont participé (au nombre de deux mille cinq cents), sont venus de huit pays. Ces bhikkhu érudits du theravæda sont venus du Myanmar, du Cambodge, d'Inde, du Laos, du Népal, de Sri Lanka, de Thaïlande et du Viêt-Nam.
Le Vénérable Mahæsø Sayædau (mahæthera Sobhana) a été nommé à la noble tâche de questionneur sur l'ensemble du corps du dhamma, quant au Vénérable mahæthera Vicittasæræ, il a répondu savamment et de manière satisfaisante à chaque question.
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| Sayædau U Vicittasæræ | Mahæsø Sayædau |
Avant ce concile, tous les pays y ayant participé, excepté l'Inde, avaient une version du tipi¥aka pali rédigée dans leurs écritures respectives. La récitation traditionnelle des textes du dhamma a pris deux ans. Le tipi¥aka et sa littérature dans toutes les transcriptions ont été soigneusement examinés. Toutes les versions ont alors été assemblées et leurs différences ont fait l'objet de toutes les corrections nécessaires. Heureusement, on a constaté qu'il n'y avait pas beaucoup de différence dans la teneur de ces textes.
En conclusion, après que le concile les ait officiellement approuvés, tous les volumes du tipi¥aka et leurs commentaires ont été préparés pour être imprimés sur les presses modernes et édités en caractères birmans. Cet accomplissement notable a été rendu possible par le travail remarquable de deux mille cinq cents bhikkhu et de nombreux laïcs. Ce travail s'est terminé en mai 1956, deux millénaires et demi après le parinibbæna de Bouddha. Le travail de ce concile est le seul accomplissement réalisé par les représentants de tout le monde bouddhiste (hormis les écoles divergentes, évidemment). La version du tipi¥aka qu'il s'est engagé à produire a été identifiée en tant qu'authentique, fidèle aux enseignements primitifs du Vénérable Gotama (Bouddha) et comme étant le rendu le mieux fondé de ceux-là jusqu'ici.
Outre la version en caractères birmans, on trouve de nos jours une version de ce tipi¥aka pali en caractères romains, devanagaris, thaï, cingalais, khmères et mongols, de sorte à rendre disponible au plus grand nombre ces textes authentifiés de la parole de Bouddha.
source: www.dhammadana.org
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