Attachements
Il y a quatre attachements pour chaque agrégat qui sont :
- kâmupâdâna (l'attachement aux objets sensuels),
- ditthupâdâna (l'attachement aux fausses opinions),
- sîlabbatupâdâna (l'attachement aux mauvaises pratiques religieuses),
- attavâdupâdâna (l'attachement à l'idée de soi).
Dans le monde des sens, les sensations sont créées par les objets des sens venant en contact avec les six bases des sens. Il en résulte un développement de l'attachement. C'est le travail de tanhâ (le désir).
Les trois autres formes d'attachement viennent des fausses opinions. De ces trois là, le premier est attavâdupâdâna qui reconnaît les cinq agrégats de l'esprit et de la matière comme étant " soi-même " et permanents. Le second, sîlabbatupâdâna, va à l'inverse de la pratique du noble sentier octuple. Pour plus de détails, étudier le septième chapitre de la deuxième partie de mon exposé du paticca-samuppâda. Le dernier type, ditthupâdâna, est en rapport avec les fausses idées religieuses qui nient la loi du kamma et ses résultats. En dernière analyse, ces quatre attachements mènent au désir et aux fausses opinions.
Ainsi, le désir insatiable et les fausses opinions forment les deux principaux types d'attachement aux khandhas, les cinq agrégats de l'esprit et de la matière. Lorsque rûpa, la forme ou l'objet que nous voyons, apparaît sur la base visuelle, nous disons que nous voyons. On affirme alors que l'objet-oeil, la base visuelle et la forme sont tous tangibles, étant le produit d'une personnalité vivante. L'œil est vivant, l'objet est réel et le corps physique qui voit et reconnaît l'objet est vivant. Cela donne l'impression de l'existence d'un "je ", si bien que tout le monde dit "je vois". Chacun de nous s'attache à ce "je". Pour tester si l'attachement à ce "je " ou " moi " existe, posez-vous la simple question : " qui donc j'aime le mieux ? ".
source : http://dhammasukha.free.fr/biblio/MahasiSilavanta1.htm