
Cette photo montre des reliques exposées dans un petit monastère de Birmanie.
C'est ce qui reste après une crémation. Avec ceci de particulier que ce sont des reliques d'arahants, êtres s'étant pleinement libérés et disparus en Parinibbâna.
Cela ne ressemble en rien aux restes d'une crémation d'un être ordinaire.
Ces petits "cailloux" ont des caractéristiques particulières : Ils sont colorés (c'est l'origine des couleurs du drapeau du théravada), et il est dit qu'ils se multiplient avec le temps.
Les pratiquants ayant reconnu les 4 nobles vérités, ayant renoncé aux plaisirs sensuels, ayant accomplit le noble octuple sentier et détruit toutes les souillures, ne renaissent pas, ni parmi les hommes, ni parmi les dieux.
Le Parinibbâna est le moment ou ils s'éteignent et entre définitivement dans le nibbâna. Leur corps une fois brûlé est un symbole de la libération sur le samsâra et la souffrance, ni l'esprit ni le corps ne laissaient apparaitre de corruption, ils ont réalisé la voie du Dhamma.
Voilà pourquoi le Bouddha les appelle les "vainqueurs de la mort". Voilà pourquoi nous pratiquons, en dehors des bienfaits de la vertu. Puissions nous nous libérer progressivement des liens, des affections, des kilesa (souillures mentales).
Photo: Vénérable Dhamma Sâmi.