La parole, et l'écoute.
"Il est bon de contrôler la parole".
La parole est l'outil principal de transmission du Dhamma. Bien que les livres et les enseignements écrits représentent la majorité de l'accès au savoir, et sont référents, c'est par l'écoute que l'on saisi le Dhamma.
Il est bon d'écouter le Dhamma, il est bénéfique d'écouter les paroles du Bouddha, qui souvent lèvent le voile qui obscurcit la vue.
Contrôler la parole, éviter les paroles irréfléchies, les injures, contrôler la pensée, éviter de l'orienter dans des voies obscures, aller toujours vers la lumière et la clarté des choses.
Le Dhamma doit être clairement compris, clairement exposé. Inutile de s'attacher aux phénomènes inconnaissables comme l'origine de la vie, inutile de s'attacher aux paroles expertes du maître s'il n'enlève pas le voile de l'illusion immédiatement, inutile de s'attacher à la pensée romantique d'un éveil en étant hors du sentier du Bouddha.
La parole et l'écoute, je vous recommande d'écouter la parole des moines vertueux.
Toutes les vérités sont elles bonnes à dire?
Réponse de Dhamma Sâmi:
Dans le livre "enseignements sur vipassanã" du Vénérable Jatila (disponible sur dhammadana.org), on peut lire : Si une chose est bénéfique, il faut y réfléchir afin de savoir s'il est convenable de la faire sur le moment. Après analyse, ce n'est que s'il est convenable d'effectuer cette chose sur le moment qu'elle devrait l'être. Sinon, il n'est pas convenable de l'effectuer. Pareillement, une parole convenable ne devrait être dite qu'à un moment convenable. Si elle est dite au mauvais moment, une parole restera sans bénéfice. Bouddha a exposé les six sortes de critères pour la formulation d'une parole : 1. juste, bénéfique et appréciable (pour autrui) 2. juste, bénéfique, mais non appréciable 3. juste, sans bénéfice, mais appréciable 4. juste, sans bénéfice et non appréciable 5. erronée, sans bénéfice, mais appréciable 6. erronée, sans bénéfice et non appréciable Parmi ces six sortes de formulations de parole, les deux premières seulement sont correctes. Qu'une parole soit appréciée ou pas, il est toujours convenable de la dire, dans la mesure où elle est juste et bénéfique pour celui qui l'écoute et au moment où elle est dite. Par exemple, une même parole pourra être convenable dans une région donnée et inconvenable dans une autre région. Le fait de considérer la pertinence d'une parole est sappæya sampajañña.